Text

image

  • Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?
  • Ecrit et réalisé par Philippe de Chauveron
  • Co-écrit par Guy Laurent
  • Avec Christian Clavier, Chantal Lauby, Ary Abittan, Medi Sadoun, Frederic Chau, Noom Diawara, Frédérique Bel, Elodie Fontan, Julia Piaton, Emilie Caen, Pascal Nzonzi
  • France, 16 avril 2014, 1h37
  • Comédie

Claude et Marie Verneuil, issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale sont des parents plutôt “vieille France”. Mais ils se sont toujours obligés à faire preuve d’ouverture d’esprit…Les pilules furent cependant bien difficiles à avaler quand leur première fille épousa un musulman, leur seconde un juif et leur troisième un chinois.
Leurs espoirs de voir enfin l’une d’elles se marier à l’église se cristallisent donc sur la cadette, qui, alléluia, vient de rencontrer un bon catholique.

Philippe de Chauveron a beau réalisé son cinquième film avec Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?, ce n’est que le premier que je vois. J’avais surtout visionné  quelques-uns de ses longs-métrages qu’il a seulement écrit comme La Beuze, Neuilly sa mère ! ou encore la comédie footballistique Les Seigneurs. Fort d’un accueil dithyrambique aussi bien critique que public, son nouveau film réalise le deuxième démarrage cinéma 2014 avec 200 723 entrées lors de son premier jour !

image

" United Colors of TENEZ-BON ! "

La France serait la championne en matière de mariage mixte, avec plus de 20% des unions. C’est en découvrant cette information statistiques à l’appui que le réalisateur Philippe de Chauveron eu l’idée de faire Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? Le film raconte l’histoire de Claude et Marie Verneuil (Christian Clavier et Chantal Lauby), couple de bourgeois catholiques et provinciaux qui ont bien du mal à accepter les unions successives de leurs filles. La première Isabelle (Frédérique Bel) épouse un dénommé Rachid Benassem (Medi Sadoun) qui est musulman, la seconde Odile (Julia Piaton) s’unie avec David Benichou (Ary Abittan) qui est juif et la troisième Ségolène (Emilie Caen) tombe sous le charme de Chao Ling (Frédéric Chau) qui est chinois. Couple conservateur à tendance xénophobe, il est inutile de préciser que ses 3 mariages empiètent sérieusement sur leur moral. Seule leur petite dernière Laure (Elodie Fontan) ne s’est pas encore mariée, mais lorsqu’elle annonce à ses parents qu’elle va épouser un catholique prénommé Charles (Noom Diawara), il va s’en dire qu’ils sont particulièrement fiers et impatients de le rencontrer. Seulement voila, Laure avait omit de préciser à ses parents que ce fameux Charles était en fait… Noir ! Il va s’en dire que c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, un atome propice à faire chuter le couple Verneuil en dépression ! “4 mariages, 2 têtes d’enterrements”, on aurait pas pu trouver mieux comme tagline.

image

Si la comédie française s’est largement habitué à nous servir des spécimens comme qui dirait douteux, passer à côté de Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? serait une terrible erreur car il s’agit pour le coup d’une véritable réussite. Fort d’un rythme impeccable maintenu qui ne laisse aucun temps mort au spectateur, le spectateur assiste à un festival de vannes désopilantes balancées à toute allure où absolument personne n’est épargné. Que l’on soit Blanc, Noir, Juif, Musulman, ou Chinois, tout le monde en prend pour son grade et le film s’amuse grandement des clichés pour mieux les dénoncer. Remarquablement écrit, Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? est parsemé de dialogues savoureusement ciselés qui nous font autant rire que réfléchir car ils nous permettent de nous remettre en question en nous renvoyant à nos propres aprioris. Si le racisme et la mixité sont au cœur du long-métrage, l’humour du film n’est pas seulement basé sur ces questions: quiproquos, running gags, situations rocambolesques, tout à été mis en place pour que nous puissions passer un excellent moment.

image

Et si toutes ses crises de rire sont à déplorer c’est parce que le réalisateur Philippe de Chauveron a su s’entourer du casting idéal pour nous faire vivre au mieux cette histoire. Dans le rôle du couple bourgeois et réac, Christian Clavier et Chantal Lauby font des merveilles et rendent leurs personnages tout simplement irrésistibles malgré leurs relents racistes. Leurs 4 filles sont jouées par 4 actrices aussi belles que talentueuses: Frédérique Bel (c’est le cas de le dire), Elodie Fontan, Julia Piaton et Emilie Caen, quatre sœurs qui en voient de toutes les couleurs (c’est le cas de le dire !) et dont les personnalités opposées prêtent facilement au rire. Du côté des gendres, on retrouve Ary Abittan, Medi Sadoun (Les Kaïras, Mea Culpa), Frederic Chau et Noom Diawara, ces deux derniers étant issus du Jamel Comedy Club. Un quatuor de premier choix à l’alchimie plus qu’évidente et aux ressorts comiques imparables. Mention également à l’acteur Pascal N’zonzi dans le rôle du père de Charles, un ivoirien rempli de clichés sur les Blancs. Déjà aperçu cette année à l’affiche de la comédie réussie Le Crocodile du Botswanga du duo Ngijol-Éboué, il ne manquera pas de vous faire éclater de rire à travers son tempérament de feu, son regard et surtout ses scènes communes avec Christian Clavier qui sont d’ores et déjà cultes.

image

Vous l’aurez compris, Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? est une excellente comédie gorgée de scènes plus hilarantes les unes que les autres, proprement filmée et servie par un casting formidable. N’y voyez aucun message politique ou propagande pro-métissage comme j’ai pu le lire quelques fois, juste une ode à la drôlerie, à l’humanité et à la tolérance. Un feel-good movie à savourer sans modération !

image

Les plus

  • Le casting
  • Les dialogues
  • Jubilatoire
  • Rythmé

Les moins

  • Certains acteurs peu présents

8/10

Text
image

Du 14 au 25 mai 2014 aura lieu l’événement cinématographique le plus attendu des cinéphiles, la 67e édition du prestigieux Festival de Cannes où l’on retrouvera notamment Jane Campion en tant que présidente du jury ainsi que Lambert Wilson en maître de cérémonie. Découvrons sans plus attendre la sélection officielle qui s’annonce des plus riches.

Compétition officielle

Sils Maria d’Olivier Assayas
Saint-Laurent de Bertrand Bonnello
Sommeil d’hiver de Nury Bilge Ceylan
Maps to the Stars de David Cronenberg
Deux jours, une nuit de Luc et Jean-Pierre Dardenne
Mommyde Xavier Dolan
Captive d’Atom Egoyan
Adieu au Langagede Jean-Luc Godard
The Search de Michel Hazanavicius
The Homesman de Tommy Lee Jones
Deux fenêtres de Naomi Kawase
Mr. Turner de Mike Leigh
Jimmy’s Hall de Ken Loach
Foxcatcher de Bennett Miller
La Merveille de Alice Rohrwacher
Relatos Salvajes de Damian Szifron
Leviathand’Andrei Zviaguintsev
Tombouctou d’Abderaman Sissako

Un Certain Regard

Party Girlde Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis Jauja de Lisandro Alonso
La Chambre Bleue de Mathieu Amalric
L’incomprise d’Asia Argento
Titli de Kanu Behl
Eleanor Rigby de Ned Benson
Bird People de Pascale Ferran
Lost Riverde Ryan Gosling
Amour Fou de Jessica Hausner
Charlie’s Country de Rolf de Heer
Snow in Paradise de Andrew Hulme
Dohee-Ya de July Jung
Xenia de Panos Koutras
Run par Philippe Lacôte
Turistde Ruben Östlund
Hermosa Juventud de Jaime Rosales
Le Sel de la Terre de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado
Fantasia de Wang Chao
Harcheck mi heardro de Keren Yedaya

Hors compétition

Grace de Monaco d’Olivier Dahan (Film d’ouverture)
Coming Home de Zhang Yimou
Dragons 2 de Dean Deblois
Les Gens du Monde de Yves Jeuland

Séance de minuit

The Rover de David Michod
The Salvation de Kristian Levring
The Target de P.F. Chang

Séances spéciales

Eau argentée de Oussama Mohamed
Maidan de Sergei Loznitsa
Red Army de Polsky Gabe
Caricaturistes – Fantassins de la démocratie de Stéphanie Valloatto
Les Ponts de Sarajevo d’Ursula Meier

Text

image

  • Captain America: Le Soldat de l’Hiver (Captain America: The Winter Soldier)
  • Réalisé par Anthony et Joe Russo
  • Ecrit par Christopher Reekus et Marcus McFeely
  • Avec Chris Evans, Scarlett Johansson, Samuel L. Jackson, Anthony Mackie, Robert Redford, Sebastian Stan, Frank Grillo, Emily VanCamp, Cobie Smulders, Hayley Atwell, Toby Jones, Georges Saint-Pierre
  • Etats-Unis, 2h08, 26 mars 2014
  • Action, Aventure, Thriller, Science-fiction

Après les événements cataclysmiques de New York de The Avengers, Steve Rogers aka Captain America vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s’adapter au monde moderne. Mais quand un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d’intrigues qui met le monde en danger. S’associant à Black Widow, Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante, tout en repoussant des tueurs professionnels envoyés pour le faire taire. Quand l’étendue du plan maléfique est révélée, Captain America et Black Widow sollicite l’aide d’un nouvel allié, le Faucon. Cependant, ils se retrouvent bientôt face à un inattendu et redoutable ennemi – le Soldat de l’Hiver

Créateur de séries comme Buffy contre les vampires et Firefly, scénariste sur Toy Story ou encore Alien, la résurrection, il est évident que le travail de l’américain Joss Whedon était apprécié. Mais c’est limite si le bonhomme n’est pas devenu un messie après nous avoir offert la réunion ultime que nous attendions tous, je parle bien évidemment d’Avengers, jouissive conclusion de la première phase du Marvel Cinematic Universe. Depuis lors les fans que nous somment étaient terriblement impatients de découvrir les aventures solos de tous nos héros préférés en prévision de l’apothéose nommée Age of Ultron. Après le rafraîchissant Iron Man 3 et l’épique Thor: Le Monde des Ténèbres, nous retrouvons le plus patriotique des Avengers en la personne de Captain America qui fait son grand retour, une seconde aventure sobrement sous-titrée Le Soldat de l’Hiver

image

" Man of Shield " 

A l’instar de ThorKenneth Branagh laissait sa place à Alan Taylor pour le second opus, Joe Johnston ne rempile par pour Le Soldat de l’Hiver étant donné que les réalisateurs Anthony et Joe Russo ont été engagés. A leur actif, deux comédies nommées Bienvenue à Collinwood et Toi, moi et Dupree, ainsi que plusieurs épisodes réalisés sur des sitcoms telles que Arrested Developpement, Carpoolers ou encore Community. Au vu de leur CV essentiellement comique, il était légitime de se demander si ce nouveau Captain America n’allait être gonflé à l’humour comme l’était Iron Man 3. Marvel oblige, on retrouve quelques touches d’humour jamais déplaisantes, mais le film tient tout de même à développer une intrigue se voulant plus sérieuse. First Avenger était un film de guerre fantastique, Le Soldat de l’Hiver s’érige en thriller politique où mensonges, manipulations et coups bas sont les maîtres mots. Maîtrisé de bout en bout, le scénario nous entraîne dans une sombre affaire d’espionnage où une conspiration vise l’illustre agence du SHIELD, qui s’en retrouve bien évidemment fragilisée. C’est avec fascination que nous suivons le Captain dans sa course au démantèlement de cette dernière, sans oublier d’affronter l’armada de sbires prêts à en découdre avec lui, sans oublier l’apparition d’un nouvel ennemi redoutable en la personne du Soldat de l’Hiver. Grâce à une tension impeccablement maintenue ainsi qu’un habile enchaînement des péripéties et autres rebondissements, Captain America 2 se savoure non sans plaisir comme un thriller paranoïaque, alors abreuvé d’une certaine singularité qui le distingue quelque peu du Marvel Cinematic Universe.

image

Plus mature et plus attrayant dans son traitement scénaristique, Captain America 2 séduit également de part sa réalisation nerveuse et haletante que lui ont conféré les frères Russo. On nous en met littéralement plein la vue grâce à des scènes d’actions frénétiques et jouissives où l’on constate pleinement que Marvel y est allé un cran au dessus niveau chorégraphie afin que le spectateur puisse apprécier le moindre mouvement. Pour les amateurs de pétarde, gunfights nerveux et explosions massives sont au rendez-vous, ces dernières se montrant d’une redoutable efficacité avec ou sans l’utilisation d’effets spéciaux. Autre point fortement appréciable, le Captain utilise davantage son bouclier autant pour se battre et nous offrir des scènes d’actions stylisées que pour défoncer portes et murs en tous genre. Il nous ferait presque penser à Bruce Banner lorsqu’on le voit tout défoncer sur son passage avec une facilité déconcertante ! Il est toujours interprété par Chris Evans qui en étant plus charismatique et plus badass que jamais prouve bel et bien que ce rôle n’aurait pu être interprété par personne d’autre. Relayée jusque-là au second plan, cela fait plaisir de voir la Veuve Noire gagner en envergure tout en maintenant cette part de mystère qu’elle se plaît à dissimuler. Amusante et sensuelle, Scarlett Johansson (Don Jon, Her) s’érige en véritable alliée du Captain pour nous former un duo de choc. Un duo qui bénéficie de l’aide efficace du Faucon, nouveau side-kick du Captain campé par un Anthony Mackie (No Pain No Gain) drôle et dévoué.

image

Il ne s’agit pas du seul nouveau personnage puisque nous retrouvons l’excellent Robert Redford dans le rôle d'Alexander Pierce, tête haut placée au sein du SHIELD, Frank Grillo (Zero Dark Thirty, Homefront) dans le rôle de Brock Rumlow et dont la dernière apparition donne lieu à bon nombre de spéculations ainsi qu’Emily VanCamp dans le rôle Sharon Carter, autrement dit l'Agent 13. Fan de la série Revenge où cette dernière interprète le rôle principal, j’étais donc très impatient de la voir dans ce film, malheureusement son personnage est bien trop absent pour marquer les esprits. En tout cas s’il y a bien un personnage qui parvient à le faire, c’est sans conteste le Soldat de l’Hiver, campé par Sebastian Stan. Ultra-classe, nerveux et ahurissant, c’est l’un des meilleurs bad guys que Marvel nous a offert. Comment ne pas être fasciné lorsqu’il stoppe le bouclier du Captain d’un seule main, lorsqu’il évite une voiture en feu fonçant droit sur lui en seulement deux pas ou lorsqu’il fout une rouste à quincoque ose se mettre à travers son chemin. Captain America a trouvé un ennemi à sa taille et l’on meurt d’envie de les voir s’affronter. Ah, j’oubliais ! Samuel L. Jackson est toujours de la partie et une fois de plus impeccable dans le rôle Nick Fury, on retrouve aussi Cobie Smulders toujours sous les traits de Maria Hill ainsi que le traditionnel caméo de Stan Lee.

image

Débordant d’élégance, d’inventivité et de rythme, Captain America: Le Soldat de l’Hiver est décidément une suite réussie grâce à son intrigue toujours plus haletante, ses personnages qui gagnent en envergure ainsi qu’un spectacle visuel réjouissant gorgé de scènes d’actions dynamiques et rondement bien menées. De plus, il tend à s’échapper du simple statut de divertissement pour s’imposer comme un thriller de qualité aux enjeux politiques finement dressés. A classer dans le Top 3 des meilleurs films du MCU après Avengers et Iron Man 3 !

image

Les plus

  • Le Captain
  • Le Soldat de l’Hiver
  • Le casting
  • Spectaculaire
  • Intrigue plus sérieuse
  • Scènes post-génériques
  • Une réplique déjà culte

Les moins

  • Un poil prévisible
  • Un plan-séquence aurait été magnifique
  • Emily VanCamp sert pas à grand chose
  • On veut la suite maintenant !

8/10

La bande-annonce :

Text

Begin Again 

Blue Ruin 

Brick Mansions

Dancing in Jaffa

Chef

La Planète des Singes: L’affrontement (Dawn of the Planet of the Apes)

Fed Up

God’s Pocket 

Grace de Monaco

Dragons 2 (How To Train Your Dragon 2)

Cold in July

I Believe in Unicorns 

Maléfique (Maleficient)

The Signal

Tracks

22 Jump Street 

La Voie de l’Ennemi (Two Men in Town)

Liens B.A. sur titres !

Text

image

  • Her
  • Ecrit et réalisé par Spike Jonze
  • Avec Joaquin Phoenix, Scarlett Johansson, Amy Adams, Rooney Mara, Olivia Wilde, Chris Pratt, Portia Doubleday
  • Etats-Unis, 19 mars 2014, 2h06
  • Science-fiction, Comédie dramatique, Romance

Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l’acquisition d’un programme informatique ultramoderne, capable de s’adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de ‘Samantha’, une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux…

Après avoir vu les chefs-d’oeuvre GravityLe Loup de Wall Street et 12 Years a Slave, les excellents Nebraska, Dallas Buyers Club et American Bluff ainsi que les très bons Philomena et Capitaine Phillips, il ne me restait plus qu’un film à voir avant d’avoir visionner l’intégralité des longs-métrages nominés dans la catégorie Meilleur film aux derniers Oscars, il s’agissait de Her, cinquième film du déjanté Spike Jonze (Dans la peau de John Malkovitch). Ayant lui aussi reçu un accueil extrêmement positif (en plus de l’Oscar du Meilleur scénario), je trépignais donc d’impatience à l’idée de le visionner tout en en me demandant si je n’allais pas être déçu à force de trop en attendre. C’est désormais chose faîte et je peux d’ores et déjà affirmer que Her est une pure merveille ! 

image

" Two Lovers "

Los Angeles. 2025. Dans son bond vers le futur Her nous invite à suivre le quotidien de Theodore Twombly (Joaquin Phoenix), un écrivain public bossant dans une boîte spécialisée dans l’écriture de lettres en tous genre mais principalement d’amour. La première fois qu’on entend l’homme prononcé des mots tendres, on est déjà fasciné par le romantisme naturel qui en découle, on est persuadé qu’il s’agit de ce qu’il dirait mot pour mot à sa dulcinée. Seulement voila, lui et sa femme Catherine (Rooney Mara) sont séparés depuis maintenant presqu’un an, et c’est avec cette incapacité à signer les papiers du divorce ainsi que leurs souvenirs amoureux comme rêves que Theodore est condamné à vivre. Sa vie bascule le jour où il fait l’acquisition d’un nouveau système d’exploitation capable de s’adapter à la personnalité de son utilisateur et fait par conséquent connaissance avec Samantha, intelligence artificielle dotée d’une voix féminine. Plus qu’un simple programme informatique, Samantha devient pour Theodore une véritable amie avec laquelle il peut échanger, se confier et même rire. Le prétexte est toujours bon pour se parler, s’instaure alors une tangible attirance mutuelle qui finit par se transformer en véritable relation amoureuse

image

Malgré un pitch casse-gueule au possible qui a fait tirer la tronche à pas mal de personnes à qui je l’ai énoncé, Spike Jonze réalise avec Her une véritable prouesse. Cette romance entre Theodore, un homme et Samantha, un système d’exploitation est tout simplement magnifique et extraordinaire. D’une finesse exemplaire, d’une émotion sans précédent et d’une poésie infinie, le scénario de Her rend cette histoire d’amour éminemment crédible où chaque dialogue vient nous toucher, où chaque scène vient nous ébahir. Samantha n’est pas seulement une voix, c’est un véritable personnage qui voit ses besoins, ses émotions et ses désirs grandirent au même titre que ceux de Theodore.

image

L’action a beau se dérouler en 2025, Her n’en demeure pas moins un reflet méticuleusement ficelé de notre société d’aujourd’hui où s’exposent deux thématiques fondamentalement contemporaines: la solitude et la montée grandissante des nouvelles technologies. En effet Theodore est un homme solitaire presque replié sur lui-même à qui la vie ne procure pas de réelle satisfaction. Sa rencontre avec Samantha va être fondamentale car pour une fois il va oser briser cette bulle dans laquelle il s’était réfugié, il va pouvoir se confier à quelqu’un qui le comprend et lui aussi jouir de la vie. Cette fascination qu’il éprouve pour Samantha est également un moyen pour lui de combler un manque d’amour, cet espace manquant dans sa vie et son esprit depuis que sa femme l’a quitté. Theodore aime Samantha et par conséquent aime la technologie étant donné que son principal interlocuteur est un système d’exploitation. Encore une fois un miroir de notre société toujours plus attirer par les nouvelles technologies, une société qui trouve sa satisfaction à travers le virtuel et où la communication entre les individus (pourtant base de toute chose) s’en retrouve bien évidemment esquintée. Il n’y a qu’à voir ses habitants de Los Angeles, tous scotchés à leur écran et presqu’esclaves de leurs OS, comme s’ils ne pouvaient rien faire d’eux-mêmes. Impossible également de cerner précisément ce qu’il disent, Spike Jonze renforçant alors cette idée de langage qui s’affaiblit, qui se perd et qui demeure vain.

image

Matthew McConaughey, Leonardo DiCaprio, Chiwetel Ejiofor, Christian Bale et Bruce Dern, ces acteurs ont honorablement porté leur film respectif en délivrant d’excellentes performances. Malgré tout quand on voit celle de Joaquin Phoenix dans Her, on trouve absolument scandaleux que ce dernier n’ait même pas eu sa nomination dans la catégorie Meilleur Acteur ! Joaquin Phonix est tout simplement magnifique, bouleversant, impérial dans le rôle de Theodore, cet écrivain introverti, ce loup solitaire qui se bat pour lui aussi s’accaparer une petite parcelle de bonheur. Son histoire nous happe, ses sentiments nous touchent, nous voulons nous aussi faire partie de sa vie, le prendre dans nos bras, le consoler tant sa personnalité est grande d’empathie et de tendresse. Dans le rôle de Samantha nous retrouvons la sublime Scarlett Johansson (Don Jon) qui n’apparaîtra par une seule seconde à l’écran, en effet son personnage vit seulement à travers le son de sa voix. Drôle, audacieuse, touchante, sensuelle, c’est un exercice que l’actrice manie à la perfection et cela renforce bien évidemment la crédibilité de ses échanges avec Theodore mais aussi leur relation. Malgré sa voix reconnaissable entre mille, Scarlett livre une performance si belle et si travaillée qu’on en vient complètement à l’oublier, on est persuadé que Joaquin Phoenix parle véritablement à cet OS qu’est Samantha. Sans être présente à l’écran, elle prouve aux récalcitrants qu’il s’agit bel et bien d’une actrice formidable (et de la femme la plus sexy du monde !). Mention également à Amy Adams (Man of Steel, American Bluff), Olivia Wilde et Rooney Mara (Effets secondaires), trois actrices aussi belles que talentueuses et dont les personnages sont tout autant des moteurs du récit.

image

Il n’y a pas que cette histoire d’amour qui nous fascine dans Her, c’est tout un travail visuel qui donne au film son identité sa fraîcheur. Demeure une parfaite synergie entre les décors, les accessoires et les costumes, tous très colorés. En ressort de ce filtre un souffle presque jovial et salvateur qui insuffle à la vie une nouvelle saveur. La photographie est d’une beauté sans nom et permet au réalisateur de part sa réalisation fluide et gracieuse  d’offrir des plans absolument sublimes où la multiplicité des axes utilisés favorise l’immersion. Vous avez la sensation d’être sur une barque et de vous laissez guider sans broncher vers la destination que l’eau aura choisi pour vous. Et pour améliorer ce voyage, quoi de mieux qu’une bande originale composée par le groupe Arcade Fire ? Assis sur votre siège, vous avez tout littéralement la sensation d’être transporté quelque part, vers une dimension nouvelle à laquelle vous vous accoutumez très vite et que vous n’avez plus envie de quitter.

image

Her est une comédie hilarante, un drame intimiste poignant, un film de science-fiction irrésistible, une histoire d’amour bouleversante, une satire pertinente de notre société, une traversée captivante, immersive et philosophique sur le chemin de l’amour, du désir, de la déception, de la recherche, tout simplement une peinture de la vie. Les acteurs sont magnifiques, la musique est magnétique, le visuel est détonnant, Her se vit plus qu’il ne se voit. C’est le genre de film voué à être culte à peine sorti, c’est le genre de film qui nous hante des heures et des jours après l’avoir vu, c’est le genre de film dont on a envie qu’il ne s’arrête jamais, c’est le genre de film qui nous rappelle pourquoi on aime tant le cinéma. Un chef-d’oeuvre absolu et intemporel, beau à en pleurer !

image

Les plus

  • Joaquin Phoenix
  • Scarlett Johansson 
  • Les seconds rôles
  • La réalisation
  • La photographie
  • Le scénario
  • La musique
  • Terriblement émouvant
  • Drôle

Les moins

  • Toutes les bonnes choses ont une fin

10/10

La bande-annonce:

Text

Text

image

  • Need For Speed
  • Réalisé par Scott Waugh
  • Ecrit par George et John Gatins
  • Avec Aaron Paul, Dominic Cooper, Imogen Poots, Scott Mescudi, Ramon Rodriguez, Rami Malek, Michael Keaton, Dakota Johnson, Harrison Gilbertson
  • Etats-Unis, 16 avril 2014, 2h11
  • Action, Aventure, Drame, Thriller

Tobey Marshall et Dino Brewster partagent la passion des bolides et des courses, mais pas de la même façon… Parce qu’il a fait confiance à Dino, Tobey s’est retrouvé derrière les barreaux. Lorsqu’il sort enfin, il ne rêve que de vengeance. La course des courses, la De Leon – légendaire épreuve automobile clandestine – va lui en donner l’occasion. Mais pour courir, Tobey va devoir échapper aux flics qui lui collent aux roues, tout en évitant le chasseur de primes que Dino a lancé à ses trousses. Pas question de freiner…

Après avoir réalisé Act of Valor, film de guerre patriotique aux allures de jeu-vidéo, le réalisateur américain Scott Waugh signe pour son deuxième long-métrage une véritable adaptation d’une célèbre franchise vidéo-ludique, j’ai nommé Need For Speed. Éditée par Electronic Arts, il s’agit de la franchise de jeu de course la plus vendue au monde qui en octobre 2009 avait déjà vendu plus de 140 millions de jeux tous supports confondus. Il n’est donc pas étonnant de constater qu’une adaptation cinématographique a pu voir le jour, étant donné la grande communauté de fans.

image

" Driving Bad "

Et pour ceux qui ne seraient pas familier avec cette franchise, un argument de taille nous pousse quand même à nous intéresser à son adaptation ciné: la présence au casting de l’acteur Aaron Paul qui s’était formidable illustré dans la série TV Breaking Bad, véritable chef-d’oeuvre télévisuel à classer parmi les meilleures séries de tous le temps. Mais pour Need For Speed, le dealer Jesse Pinkman devient Tobey Marshall, mécanicien passionné qui n’hésite pas à participer à des courses clandestines, l’occasion pour lui d’affronter son rival Dino Brewster (Dominic Cooper). Alors que Tobey peine à joindre les deux bouts, voila que Dino lui propose une dernière course il pourrait se faire un bon petit paquet de fric. Malheureusement la situation dégénère et le mécanicien se retrouve en prison pour un crime qu’il n’a pas commis. Libéré deux ans plus tard, Tobey n’a plus qu’une seule idée en tête: se venger ! Inutile de préciser que nous avons affaire à un scénario une fois de plus simpliste et prévisible mais à défaut d’être insipide, Need For Speed est plutôt un divertissement rafraîchissant et bien mené. La grande place laissé à l’humour permet de renforcer de plus belle l’empathie que nous ressentons vis-à-vis des personnages mais c’est surtout cette magnifique galerie automobile qui capte le plus notre attention.

image

Muscle cars d’époque, Ford Mustang, Ferrari… il y en a pour tous les goûts et les passionnés d’automobile n’en seront que plus ravis. C’est avec fascination que l’on visionne tous ces gros bolides au moteur tonitruant lors de courses vertigineuses où nous ressentons pleinement la sensation de vitesse. Et que de dire de ces scènes de cascades et autres destructions qui sont simplement spectaculaires en plus d’être magnifiées par des ralentis jouissifs qui permettent d’encore mieux les apprécier. L’utilisation de caméras embarquées favorise l’immersion en plus de renforcer l’impact des carambolages et l’esprit du jeu-vidéo est bien présent: voitures performantes, courses-poursuites effrénées et bien évidemment la présence des forces de l’ordre bien décidées à stopper l’action de nos protagonistes. Scott Waugh fait preuve d’une mise en scène nerveuse et immersive dotée d’une photographie au poil relevant bien l’atmosphère colorée qui se dégage du film. Il est donc évident que la conversion 3D n’a été réalisée qu’à des fins pécuniaires car le rendu 2D offre un rendu visuel tout à fait honorable et vu la multitude de couleurs présentes, la 3D risque bien évidemment d’assombrir l’ensemble.

image

Aaron Paul a beau joué un rôle moins complexe et moins puissant que dans Breaking Bad, il en n’en demeure pas moins talentueux et porte le film sur ses épaules. Il retrouve par ailleurs la pétillante Imogen Poots déjà rencontrée sur le tournage de A Long Way Down, une comédie dramatique britannique réalisée par notre Pascal Chaumeuil national. Traqués par la police et par Dino (Dominic Cooper, très à l’aise) qui a mis leur tête à prix, ces deux là sont parés pour un périple mouvementé. Heureusement la petite équipe de Tobey veille au grain afin qu’ils puissent mener leur mission à terme: Benny (Scott “Kid Cudi” Mescudi), Finn (Rami Malek) et Joe (Ramon Rodriguez). Ces trois là sont pour beaucoup aux scènes comiques du film, de même que Michael Keaton (RoboCop) qui s’amuse comme un fou dans le rôle de Monarch, présentateur excentrique de la course underground DeLeon. On peut également apercevoir dans une moindre mesure l’actrice Dakota Johnson qui est désormais connue pour avoir été castée en tant qu’Anastasia Steele dans la prochaine adaptation du sulfureux bouquin Cinquantes nuances de Grey. Bon ici elle reste habillée, ce qui n’est pas le cas d’un de ses collègues.

image

En conclusion Need For Speed est un divertissement spectaculaire gorgé de cascades vertigineuses, de courses-poursuites intenses et d’humour afin que nous puissions passer un bon moment. Un spectacle rafraîchissant gonflé à l’adrénaline et qui malgré quelques similitudes n’est aucunement une vulgaire copie de Fast & Furious. Sans prises de têtes et jubilatoire !

image

Les plus

  • Aaron Paul
  • Spectaculaire
  • Chatoyant
  • Drôle

Les moins

  • Prévisible
  • 3D inutile

7/10

Text

Text

image

  • Divergente (Divergent)
  • Réalisé par Neil Burger
  • Ecrit par Evan Daugherty et Vanessa Taylor
  • Avec Shailene Woodley, Theo James, Kate Winslet, Zoë Kravitz, Jai Courtney, Miles Teller, Maggie Q, Ashley Judd, Tony Goldwyn, Ray Stevenson, Mekhi Phifer
  • Etats-Unis, 9 avril 2014, 2h19
  • Action, Aventure, Science-fiction, Romance

Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq clans (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères, Fraternels). À 16 ans, elle doit choisir son appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d’aptitude n’est pas concluant : elle est Divergente. Les Divergents sont des individus rares n’appartenant à aucun clan et sont traqués par le gouvernement. Dissimulant son secret, Tris intègre l’univers brutal des Audacieux dont l’entraînement est basé sur la maîtrise de nos peurs les plus intimes.

Après Twilight et Hunger Games, les studios Lionsgate adaptent au cinéma une nouvelle saga littéraire intitulée Divergente et signée de la plume de Veronica Roth. La réalisation de ce premier épisode a été confié à Neil Burger qui réalise par conséquent sa troisième adaptation d’une oeuvre littéraire après L’Illusionniste et Limitless. Sorti aux Etats-Unis le 21 mars, Divergente a atteint les 100 millions de dollars au box-office en seulement 10 jours. Les studios ont rapidement réagi à cette bonne nouvelle en annonçant la sortie des deux autres épisodes: Insurgent en mars 2015 et Allegiant en mars 2016.

image

" Post-Apocalypse Now "

Divergente nous entraîne dans un Chicago post-apocalyptique où la société à été divisée en 5 factions: les Sincères (les honnêtes), les Érudits (les intelligents), les Fraternels (les pacifistes), les Audacieux (les courageux) et enfin les Altruistes (les désintéressés), une politique imposée par le gouvernement afin de garantir la paix ainsi que la sécurité de la population. Sous ses faux semblants utopiques, il est évident que l’on a affaire à un Etat totalitaire qui veut contrôler le moindre de ses semblables en les plaçant dans une case prédéfinie et en leur dictant précisément leurs tâches à effectuer. Quant à ceux qui se retrouvent sans faction, ils sont tout simplement des laissés-pour-compte présentés comme des individus marginaux. Le spectateur est invité à suivre le destin de Tris (Shailene Woodley) qui a grandi au sein des Altruistes et qui à l’âge de 16 ans va devoir choisir la faction dans laquelle elle souhaite vivre le restant de ses jours. Seulement voilà son test n’est pas concluant et révèle son aptitude à non pas une mais 3 factions: Erudits, Audacieux et Altruistes, elle se révèle donc être une Divergente. Un cas de figure rarissime mais absolument inacceptable pour le gouvernement qui s’est donné pour mission de traquer et de tuer tous les Divergents. En effet impossible d’être rangés dans une seule et unique catégorie il représentent donc une menace et une perte du contrôle absolu désiré

image

L’histoire a beau n’avoir rien d’original, Divergente parvient tout de même à maintenir notre intérêt grâce à un scénario bien ficelé qui prend le temps de poser son univers et de présenter ses personnages afin de toujours plus nous immerger et nous accoutumer aux événements qui vont suivre. Toutes ces notions parviennent à soulever au film une certaine singularité qui nous fait juger le film comme une oeuvre à part entière et pas seulement comme un vulgaire ersatz d’Hunger Games. Bien entendu on évite pas quelques beaux clichés propres à ce genre de films dont une très prévisible romance qui ne manquera pas de vous arracher quelques rires. Rassurez-vous, l’humour du film n’est pas toujours involontaire et se montre toujours non déplaisant.  Niveau visuel, Neil Burger parvient à maintenir une réalisation rythmée qui nous tient en haleine et nous offre quelques scènes d’actions sympathiques à renfort d’effets sonores bruyants. La belle photographie permet de relever l’ambiance chatoyante du film et notamment lorsque les 5 factions sont réunies: habillées différemment, cela donne un véritable festival de couleurs où il se dégagerait quelque chose de presque jovial, une sensation qui contraste grandement avec le système politique en place. Seule ombre au tableau, quelques effets numériques ratés où le fond vert est bien trop décelable. Ce qui est dommage vu que les effets spéciaux sont plutôt de bonne facture. Et s’il y a un élément qui se marie impeccablement avec les images, c’est bien la musique. Entre compositions originales de Junkie XL (300: La Naissance d’un Empire) et morceaux d’Ellie Goulding, Woodkid ou encore A$AP Rocky, c’est une véritable symphonie qui nous transporte au même titre que l’histoire.

image

Terminons avec le casting. Remarquée pour sa performance éblouissante dans la comédie dramatico-romantique The Spectacular Now, Shailene Woodley revient dans Divergente dans le rôle de Tris. Ce rôle a beau être moins puissant, la jeune actrice délivre tout de même une performance honorable, en même temps difficile de résister à son visage angélique. Miles Teller qui jouait son petit-ami est également de la partie mais dans un second rôle par ailleurs antagoniste a Tris. Ici Shailene tombe sous le charme du britannique Theo James et malgré leur romance un peu cliché, ils forment un duo aussi attachant qu’efficace. Le reste du casting est complété par Jai Courtney (Die Hard: belle journée pour mourir) très à l’aise dans le rôle d’un instructeur Audacieux plutôt rude, Zoë Kravitz (X-Men First Class) en alliée fidèle et amie de Tris, Maggie Q (Nikita) en passeuse de test et conseillère à ses heures perdues ainsi que la sublime Kate Winslet (Movie 43) impeccable en leader autoritaire des Erudits qui ne manque pas d’avoir notre héroïne sous son œil.

image

Avec Divergente, Neil Burger signe un divertissement efficace et rythmé offrant son lot d’action, de romance et d’humour tout en développant un background plus tendu à travers ce Chicago totalitaire où une révolution est doucement entrain de s’apprêter. Une agréable surprise portée par la talentueuse Shailene Woodley et qui donne plutôt envie de découvrir Insurgent le plus rapidement possible !

image

Les plus

  • Shailene Woodley
  • Les musiques
  • Rythmé
  • Drôle

Les moins

  • Prévisible
  • Fonds verts visibles

7/10

La bande-annonce :

Text

Et pour finir en beauté, le teaser :

Text

image

  • Monuments Men (The Monuments Men)
  • Ecrit, réalisé et interprété par George Clooney
  • Co-écrit par Grant Heslov d’après le roman Robert M. Edsel et Bret Witter
  • Avec Matt Damon, Bill Murray, Cate Blanchett, John Goodman, Jean Dujardin, Bob Balaban, Hugh Bonneville
  • Etats-Unis, Allemagne,12 mars 2014, 1h58
  • Biopic, Drame, Guerre, Historique, Aventure

En pleine Seconde Guerre mondiale, sept hommes qui sont tout sauf des soldats – des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art – se jettent au cœur du conflit pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces Monuments Men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité…

Acteur mondialement connu et amateur de café, George Clooney n’en demeure pas moins réalisateur. Après la biopicomédie Confessions d’un homme dangereux (2002), le drame historique Good Night, and Good Luck. (2005), la comédie romantico-sportive Jeux de dupes (2008) et le drame politique Les Marches du Pouvoir (2011), George réalise son 5e film avec Monuments Men, un film de guerre inspiré de faits réels.

image

" Stokes ’ Eight "

Dans Monuments MenGeorge Clooney pose sa lumière sur une période méconnue de la Seconde Guerre Mondiale, celle où le général Eisenhower mis en place en 1943 le Monuments, Fine Arts, and Archives programm. Ce groupe d’hommes communément appelés les Monuments Men étaient charger de suivre les Alliés afin de sauver et de récupérer des œuvres d’arts dérobées par les Nazis. Ce qu’il y a d’étonnant chez ce groupe, c’est qu’aucun d’entre eux n’était soldat, ils étaient plutôt directeurs/conservateurs de musée, artistes, architectes ou encore historiens et malgré tout, ils ont quand même été envoyés au cœur du conflit pour mener à bien leur mission. Un pitch prometteur tout comme le casting, Monuments Men avait tout pour plaire. Malheureusement le film s’est plutôt révélé être une déceptionGeorge Clooney veut réaliser un film ayant pour cadre la Seconde Guerre Mondiale tout en voulant faire un film de potes, résultat, il hésite constamment entre comédie et drame, ce qui débouche sur un produit final assez déroutant. Ne sachant point sur quel pied danser il peine à s’affirmer dans les deux genres et sa tentative demeure vaine. D’une durée de deux heures, Monuments Men ne manque point de nous ennuyer à cause d’un sérieux manque de rythme, l’intrigue est plate, lisse et ne se permet aucune fulgurance, aucun rebondissement digne de ce nom, ce qui fait qu’on reste sur notre faim. En réalité, ce qu’il y a de plus pertinent dans cette histoire c’est le très bel hommage rendu à l’art, cette déclaration d’amour à la création et à la culture qui ne demande qu’à être préservées pour pouvoir perdurer à travers les générations. Il réside tout de même cet intérêt à voir les Monuments Men sauver les œuvres d’art que les Nazis n’ont pas encore détruites.

Si le scénario est lacunaire, la reconstitution historique est quant à elle exemplairedécors, costumes, ruines ou champs de bataille, ils sont conçus avec un souci du détail qui favorise l’immersion. Cela permet notamment d’offrir des plans vraiment bien sentis, profitant déjà d’une photographie convenable. La réalisation est passable mais il lui manque cette tension propre au climat guerrier qui serait venu appuyer le récit. Filmer Hitler seulement en plan éloigné ne donne pas d’effet particulier et quant aux scènes d’actions, comptez-en deux qui ne sont pas vraiment haletantes et très courtes de surcroît. Finissons avec le casting: George Clooney (Gravity)Matt Damon (Elysium)Bill Murray (The Grand Budapest Hotel)John Goodman (Inside Llewyn Davis)Cate Blanchett (Le Hobbit) et même notre frenchy Jean Dujardin que l’on a aperçu dans Le Loup de Wall Street, le dernier chef-d’oeuvre de Martin Scorsese ! Une très jolie galerie dont on attendait de grandes performances mais vu le sort que le scénario leur réserve en plus de ne pas les avoir suffisamment insufflé de consistance ils ne peuvent être transcendants. Ils ne cabotinent pas, ne sont pas à coté de la plaque non plus, ils font simplement le job sans plus ni moins. En même temps ils n’ont pas grand chose à dire étant donné que Clooney se garde les longues et belles tirades pour lui.

On espérait de la cinquième réalisation de George Clooney une fresque historique intense et épique où les comédiens de part leur jeu rendrait cette aventure palpable. Malheureusement les défauts du scénario donnent plutôt lieu à un long-métrage mollasson qui peine à instaurer de la tension, de l’émotion et où le casting ne peut s’épanouir pleinement. Malgré une ambiance historique crédible et un sujet en or, Monuments Men nous laisse plutôt de marbre.

image

Les plus

  • Reconstitution historique
  • Une ode à l’art
  • Un casting prometteur…

Les moins

  • …malheureusement sous-exploité
  • Manque de rythme
  • Action pauvre

5/10

La bande-annonce :

Text

Wolf Cop

Cuban Fury

Planes: Fire & Rescue

Apprenti Gigolo (Fading Gigolo)

Hercule

X-Men Days of Future Past

Transformers: L’Âge de l’Extinction (Transformers: Age of Extinction)

Into the Storm

Sabotage

Bad Words

Captain America: Le Soldat de l’Hiver (Captain America: The Winter Soldier)

McCanick

Something Wicked

The Signal

Million Dollar Arm

Nos pires voisins (Neighbors)

Palo Alto

Liens B.A. dispos sur titres !

Text

image

  • La Légende d’Hercule (The Legend of Hercules)
  • Ecrit et réalisé par Renny Harlin
  • Co-écrit par Daniel Giat, Giulo Steve et Sean Hood
  • Avec Kellan Lutz, Gaia Weiss, Scott Adkins, Roxane McKee, Liam Garrigan, Liam McIntyre
  • Etats-Unis, 19 mars 2014, 1h39
  • Action, Aventure, Péplum, Fantastique

Hercule est le fils de la reine Alcmène que lui a donné Zeus en cachette du roi Amphitryon pour renverser celui-ci une fois l’enfant devenu adulte. Amoureux d’Hébé, Hercule est trahi par le roi qui la destine à son autre fils, Iphiclès. Le demi-dieux est exilé et vendu comme esclave. Devenu gladiateur et renversant tous ses adversaires, Hercule, avec l’aide de Sotiris, son compagnon d’armes, va tenter de libérer le royaume de la tyrannie d’Amphitryon, arracher Hébé aux griffes de son frère, et prendre enfin sa vraie place, celle du plus grand héros que la Grèce ait jamais connu…

Connu pour avoir réalisé les films d’actions Cliffhanger, traque au sommet et 58 minutes pour vivre ainsi que le film d’aventure L’île aux trésors qui est l’un des plus gros flops au box-office mondial, Renny Harlin réalise avec La Légende d’Hercule son 18ème long-métrage. Il s’agit également du premier film consacré au célèbre héros grec à sortir cette année, en effet le 20 août prochain nous découvrirons dans nos salles la version de Brett Ratner (Rush Hour, X-Men 3) simplement intitulée Hercule et portée par Dwayne Johnson (Pain & Gain, FF6).

image

" Hercules Begins " 

Après l’insipide Pompéi de Paul W.S. Anderson et le jouissif 300: La Naissance d’un Empire de Noam Murro, La Légende d’Hercule est le troisième péplum à sortir cette année, année qui signe visiblement une recrudescence du genre étant donné que les bibliques Noé de Darren Aronofsky (Black Swan) et Exodus de Ridley Scott (Cartel) verront également le jour. Produit par Millennium Films qui nous a déjà offert des divertissements badass et sympathiques (ex. La Chute de la Maison Blanche, EX2, Homefront), on pouvait s’attendre à la même chose vis-à-vis de La Légende d’Hercule. Critiques assassines, promo discrète, le doute commence à planer dans notre tête. Puis vint le moment de se rendre dans la salle de cinéma afin de se forger un avis. La déception est bien là. Hercule qui se venge de son père qui l’a réduit en esclavage, Hercule qui devient un gladiateur et devient un héros au yeux de tous pour avoir combattu dans l’arène, Hercule qui se voit séparer de sa dulcinée promise à un autre et qui fait tout pour la récupérer. Vous l’aurez compris, le scénario ne propose rien de neuf au spectateur en plus de cumuler les incohérences autres grosses ficelles qui n’arrangent rien à l’affaire. 

image

Réaliser une fresque historique était peut-être un défi trop ambitieux pour Millennium Films car bien que la reconstitution est globalement réussie, les effets spéciaux sont tous simplement à vomir et donnent l’impression de visionner un direct-to-dvd indé plutôt qu’un blockbuster à 70 millions de dollars. Impossible d’y échapper étant donné leur opulence, ils viennent même s’immiscer dans les scènes de combats pour un résultat pas toujours convaincant, la preuve lors de la scène où Hercule et son frère Iphiclès affrontent Le Lion de Némée. Préparez-vous car le bête est franchement horrible et enlève toute crédibilité à la scène, et on ne croit absolument pas aux deux acteurs qui font mine de lutter grave pour la vaincre. Renny Harlin semble vouloir imiter le style 300 et/ou Spartacus en gorgeant les scènes d’actions de ralentis, certains stylisent les mouvements quand d’autres sont placés de manière saugrenue et cassent le rythme. En plus, il faut se battre pour voir la moindre goutte de sang.

image

Côté casting on retrouve l’acteur et mannequin Kellan Lutz dans le rôle du demi-dieu, une tête surtout connue des aficionados de Twilight étant donné qu’il jouait le rôle du vampire Emmett Cullen. Malgré sa carrure imposante, le bonhomme manque de charisme et vu le traitement que lui accorde le scénario, il n’est guère plus qu’un perso stéréotypé aux intentions plus que prévisibles. Grand amateur de la série TV Spartacus, ça m’a fait plaisir de revoir l’acteur australien Liam McIntyre dans cet exercice, bien que son rôle de sidekick ne lui permette pas de s’ériger en leader charismatique et valeureux qu’il était dans la série. En somme, le seul acteur qui tire son épingle du jeu est Scott Adkins, il offre une interprétation plus que correcte du roi Amphitryon, cet homme impitoyable avide de pouvoir et de conquêtes.

Une histoire aussi inconsistante que ses personnages, une allure téléfilmique, des effets spéciaux d’un autre âge, tous ces éléments font que La Légende d’Hercule est une belle déception qui n’a pas été capable de s’ériger en simple divertissement. Attendons de voir si la version de Brett Ratner va redorer le blason du demi-dieu, en même temps on voit mal comment il pourrait faire pire.

image

Les plus

  • Scott Adkins
  • Combats sympas
  • Quelques plans stylés

Les moins

  • Les effets spéciaux
  • Intrigue faiblarde
  • Ça manque d’hémoglobine 

3,5/10

La bande-annonce :

Text

image

  • Un Amour d’Hiver (Winter’s Tale)
  • Ecrit et réalisé par Akiva Goldsman d’après le roman de Mark Heplin
  • Avec Colin Farell, Jessica Brown Findlay, Russell Crowe, William Hurt, Jennifer Connelly, Will Smith
  • Etats-Unis, 19 mars 2014, 1h58
  • Drame, Fantastique, Romance

New York, au tout début du XXème siècle. Passé maître dans l’art du cambriolage, Peter Lake n’aurait jamais cru qu’un jour son cœur lui serait ravi par la charmante Beverly Penn. Mais leur idylle est maudite : tandis que Beverly est atteinte de tuberculose, Peter a été condamné à une mort bien plus violente par son ancien mentor, le diabolique Pearly Soames. Peter tente par tous les moyens de sauver la femme qu’il aime, à travers le temps, luttant contre les forces des ténèbres – et surtout contre Pearly qui s’acharne à vouloir l’anéantir. Désormais, Peter ne peut plus compter que sur un miracle…

I, Robot d’Alex Proyas, Mémoires d’une geisha de Rob Marshall, Da Vinci Code de Ron Howard ou encore Je suis une légende de Francis Lawrence, un seul et même scénariste se cachent sous ses projets mondialement connus, il s’agit de Akiva Goldsman. Ayant déjà écrit 14 films pour le cinéma ainsi que plusieurs épisodes de la série de science-fiction Fringe, il réalise son premier long-métrage avec Un Amour d’Hiver, romance fantastique adapté du roman de Mark Heplin.

image

" Winter’s Fail "

New York. Début du XXe siècle. Un cambrioleur irlandais nommé Peter Lake (Colin Farell)  est poursuivi par son ancien mentor Pearly Soames (Russell Crowe) et ses sbires prêts à le dérouiller. On le croit pris au piège mais Peter parvient à s’échapper en s’envoler sur un cheval ailé. Un périple qui le mène tout droit dans la somptueuse demeure de Beverly (Jessica Brown Findlay) dont il tombera amoureux. Leur idylle est cependant menacé: la jeune et jolie jeune femme est atteinte de la tuberculose et Peter se retrouve plus que jamais avec Pearly à ses trousses, apparemment démon à ses heures perdues. L’irlandais est donc prêt à affronter les forces des ténèbres, bien sûr au nom de l’amour. Malgré ce pitch improbable, on avait envie de croire à Un Amour d’Hiver, l’introduction était rythmée, les bases de l’univers posées, on pouvait s’attendre à quelque chose de convenable. Malheureusement plus le film avance, plus ça part en couille: clichés à la pelle, incohérences, raccourcis faciles, florilèges de bons sentiments, voyages dans le temps saugrenus, Un Amour d’Hiver se transforme en véritable bordel où il devient de plus en plus difficile de comprendre quoi que ce soit. Probablement surexcité à l’idée de tenir une caméra, Akiva Goldsman bâcle son travail d’écriture en le gorgeant toujours plus d’artifices grossiers censés nous endormir, mais qui heureusement ne prennent pas et ne font que grandir la révolte en notre for intérieur.

image

Jamais fulgurant dans sa mise en scène, le film pâti également de la faible qualité des effets spéciaux qui à cause de fonds verts beaucoup trop visibles rendent impossible toute tentative d’immersion. Le côté fantastique du film nous paraît alors injustifié et l’on doute sur sa nécessité réelle car il ne fait qu’amplifier la confusion de l’ensemble. Leur romance a beau éminemment perdre en saveur, Colin Farrell et Jessica Brown Findlay livrent des interprétations correctes, ce qui n’est pas le cas de Russell Crowe qui cabotine à mort dans son rôle de gangster possédé. Ce dernier va d’ailleurs régulièrement consulté Le Juge, qui est en réalité Lucifer. Et c’est Will Smith qui campe Lucifer ! Avec des boucles d’oreilles et un T-shirt Jimi Hendrix, paye ta crédibilité ! On se prépare déjà au facepalm, mais on perd décidément foi en l’humanité lorsqu’il se fait appelé “Lou” par Pearly, qui est quand même sous ses ordres. William Hurt, Jennifer Connelly sont également de la partie mais de vous marqueront aucunement, ce qui revient à se poser cette fameuse question: Mais qu’est-ce que ces têtes d’affiches sont parties foutre dans cette galère ?!

image

On s’attendait à un bon divertissement qui allait nous offrir une romance agréable sous un cadre enneigé, on se retrouve avec un fourre-tout aussi laid qu’incompréhensible où c’est l’indigence qui déborde le plus. Vous aurez donc compris a quel point il est dispensable d’aller découvrir la première réalisation d’Akiva Goldsman, qui s’apparente plus à un Nanar d’Hiver qu’autre chose.

image

Les plus

  • Duo Farrell/Brown Findlay sympathique
  • Un film drôle malgré lui…

Les moins

  • … mais qui reste affligeant
  • Effets spéciaux
  • Casting pas convaincant

3/10

La bande-annonce :

Text

image

  • 3 Days to Kill
  • Réalisé par McG
  • Ecrit par Luc Besson et Adi Hasak
  • Avec Kevin Costner, Amber Heard, Hailee Steinfeld, Connie Nielsen, Tomas Lemarquis, Richard Sammel, Eriq Elbouaney
  • France, Etats-Unis, 19 mars 2014
  • Action, Drame, Thriller
  • AVERTISSEMENT

Ethan Renner est un redoutable agent secret résolu à renoncer à sa vie trépidante pour se rapprocher enfin de sa femme et sa fille, qu’il a longtemps tenues à distance pour les protéger. Lorsqu’on lui impose une ultime mission, il doit mener de front les deux combats les plus difficiles de sa carrière : traquer un dangereux terroriste et s’occuper de sa fille adolescente pour la première fois depuis dix ans…

3 Days to Kill, c’est la nouvelle réalisation de l’américain McG connu pour son diptyque adapté de la série télé culte Charlie et ses drôles de dames, le 4e volet de la saga Terminator et plus récemment la comédie d’action romantique Target. Mais il s’agit surtout d’un nouveau film d’action estampillé EuropaCorp puisque nous retrouvons Luc Besson aussi bien à la production qu’à l’écriture. Kevin Costner, Amber Heard ou encore Hailee Steinfeld se partagent l’affiche.

image

" From Paris With Love "

Dans 3 Days To Kill, Kevin Costner (Man of Steel) joue Ethan Renner, un agent de la CIA atteint d’une maladie incurable qui accepte d’effectuer une dernière mission pour obtenir un traitement expérimental qui pourrait le guérir. Oui, le pitch est à un détail près exactement le même que la série TV No Limit, cependant on ne peut pas taxer Luc Besson de plagiait étant donné qu’il a lui-même créer cette série, peut-être nous prendrait-il juste pour des cons… . Déjà que j’ai stoppé No Limit au bout de deux épisodes, je craignais le pire pour 3 Days to Kill mais le film s’est finalement révélé être une bonne surprise. Sans être exceptionnel, le scénario est tout de même bien construit et sait alterner entre moments de tension et d’émotion. En effet en choisissant de s’attarder sur la psychologie des personnages et notamment sur la relation qu’entretient Ethan avec sa fille Zoey (Hailee Steinfeld), 3 Days to Kill évite alors d’enchaîner à tout va les scènes d’actions pour aller tâter une dimension plus humaine où l’empathie que nous ressentons pour les protagonistes ne fait que grandir. En plus de ça, le film laisse une grande place à l’humour à travers quelques situations cocasses et autres répliques bien senties pour nous faire passer un bon moment.

image

La relation familiale a beau être au cœur du film, 3 Days to Kill n’en demeure pas moins un film d’action et offre au spectateur un généreux spectacle gorgé de gunfights nerveux, de courses-poursuites haletantes et de combats saisissants qui parviennent à rester lisibles. McG parvient donc à insuffler une ambiance tendue tout en soulignant l’élégance du cadre parisien. En effet l’action se déroule du film à Paris et permet au réalisateur d’offrir de beaux plans, même s’il filme un peu trop la Tour Eiffel de peur que nous oublions où nous sommes. A la fois touchant et charismatique, Kevin Costner campe à merveille le rôle d’Ethan et s’affirme aussi bien dans l’action, la comédie ou les moments plus intimistes. Autour de lui s’érige un casting féminin au poil: la divine Amber Heard (Machete Kills) en fatale agent agent de liaison, Connie Nielsen (Nymphomaniac) en ex-femme bienveillante et surtout la talentueuse Hailee Steinfield (True Grit) dans le rôle de Zoey qui réapprendra peu à peu à refaire confiance à celui qui ne l’a pas vu grandir. Sont également présents au casting Richard Sammel (Inglourious Basterds) et Tomas Lemarquis, jouant respectivement Le Loup et L’Albinos, les méchants du film. Deux bad guys qui n’arrivent pas à nous convaincre de par leur très faible présence à l’écran et en ce qui concerne L’Albinos, il a perdu toute crédibilité à mes yeux lorsque je l’ai vu courir. Préparez-vous, c’est assez épique.

image

On craignait un film d’action insipide, 3 Days to Kill est au final un thriller plutôt bien calibré offrant son lot de scènes d’actions énergiques et d’humour, tout en étant doté d’une dimension plus humaine et intimiste permettant la présence de moments d’émotions et de tendresse non déplaisants. Un divertissement efficace porté par un Kevin Costner impeccable !

image

Les plus

  • Kevin Costner
  • Rythmé
  • Drôle

Les moins

  • Prévisible
  • Les bad guys
  • Même pitch que la série No Limit

7/10

La bande-annonce :