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  • Les Gardiens de la Galaxie (Guardians of the Galaxy)
  • Ecrit et réalisé par James Gunn
  • Co-écrit par Nicole Perlman
  • Avec Chris Pratt, Zoë Saldana, Dave Bautista, Vin Diesel, Bradley Cooper, Lee Pace, Michael Rooker, Karen Gillan, Djimon Hounsou, John C. Reilly, Glenn Close, Benicio del Toro, Christopher Fairbank, Laura Haddock, Josh Brolin, Ophelia Lovibond, Gregg Henry, Sean Gunn, Nathan Fillion,
  • Etats-Unis, 13 août 2014, 2h02
  • Action, Aventure, Science-fiction

Peter Quill est un aventurier traqué par tous les chasseurs de primes pour avoir volé un mystérieux globe convoité par le puissant Ronan, dont les agissements menacent l’univers tout entier. Lorsqu’il découvre le véritable pouvoir de ce globe et la menace qui pèse sur la galaxie, il conclut une alliance fragile avec quatre aliens disparates : Rocket, un raton laveur fin tireur, Groot, un humanoïde semblable à un arbre, l’énigmatique et mortelle Gamora, et Drax le Destructeur, qui ne rêve que de vengeance. En les ralliant à sa cause, il les convainc de livrer un ultime combat aussi désespéré soit-il pour sauver ce qui peut encore l’être…

James Gunn et Les Gardiens de la Galaxie, deux noms qu’on avaient pas vu venir, deux noms peu connus du grand public bien que chacun d’entre eux possède sa communauté d’aficionados, deux noms qui avaient quelque chose à prouver avec cette adaptation cinématographique. L’un devait prouver au plus grand nombre qu’il s’agissait d’un réalisateur talentueux quand l’autre, en plus de ne pas décevoir les lecteurs des comics, devait démontrer aux fans du Marvel Cinematic Universe que ces fameux Gardiens est tout aussi intéressants que nos Vengeurs préférés. Ce pari risqué a-t-il porté ses fruits ? 

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" The Wild Bunch "

Un hôpital en 1988 dans le Missouri. La mère du jeune Peter Quill atteinte d’un cancer en phase terminale est à l’agonie. Dévasté à l’idée de devoir lui faire ses adieux, le garçon s’enfuit en sanglots de l’établissement. Il ne s’attendait sûrement pas à faire ses adieux à la Terre puisqu’il se retrouve aspiré par un gigantesque vaisseau spatial. Dès son introduction, le film fait déjà son petit effet en nous dévoilant cette séquence chargée d’émotion. S’en suit alors un bond de 26 ans où nous retrouvons notre Peter Quill sous les traits de Chris Pratt (Movie 43, Her, La Grande Aventure Lego).Celui qui se fait désormais appeler Star-Lord sillonne une planète abandonnée au rythme de la playlist de son walkman et fait la découverte d’un mystérieux orbe notamment convoité par le puissant leader de la race Kree Ronan l’Accusateur (Lee Pace, Lincoln, Le Hobbit), un objet dont le pouvoir serait dévastateur s’il tombait dans de mauvaises mains comme celles-ci. Ayant croisé la route de personnages désireux de l’objet ou voulant en découdre avec Ronan, ces derniers vont devoir faire équipe afin de protéger la galaxie.

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La Phase 1 du MCU a permis de familiariser le spectateur avec chacun des Avengers avant de finalement les réunir sous la caméra de Joss Whedon. Pas de films solos pour les Gardiens de la Galaxie, on nous balance directement une équipe de super-héros qui parvient à marquer le coup dès sa première aventure. Il faut dire qu’il s’agit d’une fratrie pour le moins atypique puisque Star-Lord est accompagné d’une tueuse du nom de Gamora (Zoe Saldana, Star Trek Into Darkness), de Drax le Destructeur (Dave Bautista, L’Homme aux poings de fer) qui comme son nom l’indique a un goût prononcé pour le saccage, de Rocket (doublé par Bradley Cooper, American Bluff) un raton-laveur fin tireur et champion de l’évasion et enfin Groot (doublé par Vin Diesel, Fast & Furious 6), un humanoïde aux allures d’arbre géant. Une joyeuse bande de voyous hauts en couleurs et terriblement attachants et sympathiques qui ne manquera aucune occasion pour vous arracher quelques rires grâce à leurs personnalités distinctes et leurs interactions corsées.

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Fort de son charisme et de son aisance comique, Chris Pratt était le candidat idéal pour interpréter Star-Lord (qualifié par l’intéressé de croisement entre Han Solo et Marty McFly). En bleu chez James Cameron pour Avatar, Zoe Saldana passe au vert pour James Gunn en campant la badass Gamora. Un rôle qui lui va comme un gant, à l’image de Dave Bautista qui possède la carrure nécessaire pour se glisser sous les traits de Drax qui malgré ses muscles n’est pas capable de saisir le second degré, donnant lieu à quelques moments cocasses. Première expérience de doublage pour Bradley Cooper, ce dernier s’en tire haut la main avec Rocket, raton-laveur impertinent et râleur, sorte de petit Joe Dalton animal qui n’a pas sa langue dans sa poche. Mais le personnage le plus mémorable est sans conteste Groot, cet alien végétal qui a beau posséder uniquement 3 mots à son vocabulaire (I am Groot) réserve tout un lot de surprises. Étant donné l’unique réplique du personnage, Vin Diesel en a profité pour doubler le personnage en différentes langues. 

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Notre équipe a beau être naturellement l’atout charme du long-métrage, d’autres éléments viennent glorifier cet aspect si excitant du long-métrage. Malgré un schéma classique où des personnalités divergentes vont devoir s’unir pour le bien d’une mission, le scénario réserve sont lot de péripéties, de séquences marquantes et rebondissements qui permettent de maintenir un rythme effréné. Honorable dans l’émotion, c’est décidément dans la comédie qu’il est le plus efficace. Le film emploie en effet un humour pour le moins ravageur aussi bien visuel que verbal et qui fait mouche à chaque instant, parsemé de punchlines, de références savoureuses et autres situations délirantes. Les Gardiens de la Galaxie assure également le spectacle visuellement grâce des effets spéciaux sensationnels et colorés qui viennent sublimer la galaxie et proposer au spectateurs un véritable space/planet opera où les décors et autres vaisseaux spatiaux sont plus beaux les uns après les autres. James Gunn nous gratifie également de scènes d’action spectaculaires et trépidantes qui démontrent leur efficacité aussi bien lors des combats rapprochés, des gunfights ou des attaques à bord de vaisseaux. On finit par être totalement immergé au coeur de cette aventure intergalactique grâce à une réalisation débordante de classe et d’inventivité, une impeccable 3D et surtout une bande son du tonnerre aux accents 70’s et 80’s. De Marvin Gaye à David Bowie en passant par les Jackson Five et Blue Swede, Les Gardiens de la Galaxie nous en met plein la vue autant qu’il égaye nos oreilles.

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Si nos chers et tendres Gardiens de la Galaxie s’en tirent à merveille, les seconds rôles ne sont pas en reste, à commencer par Ronan l’Accusateur, le principal antagoniste du film. Même s’il n’égale pas le niveau ahurissant du Soldat de l’Hiver du second Captain America, Lee Pace n’en demeure pas moins terrifiant, redoutable et charismatique et s’impose lui aussi comme un bad guy de haute de volée. Autre acteur à tirer son épingle du jeu, il s’agit de Michael Rooker (The Walking Dead), excellent dans le rôle de Yondu, bandit intergalactique impulsif qui fut un père de substitution pour Quill. Pas seulement drôle, il est capable de causer des dégâts considérables à l’aide d’une simple flèche qu’il actionne avec originalité. D’autres têtes connues viennent étoffer cette jolie galerie d’acteurs comme Benicio del Toro qui reprend son rôle du Collectionneur aperçu dans une des scènes post-générique de Thor: Le Monde des Ténèbres, John C. Reilly (We Need to Talk About Kevin) et Glenn Close membres du Nova Corps, Djimon Hounsou (Dragons 2) dans le rôle de Korath, un soldat Kree allié à Ronan, une Karen Gillan (Doctor Who) plutôt à l’aise dans le rôle de Nebula (fille de Thanos et demi-soeur de Gamora) ou encore Rob Zombie et Nathan Fillion (Castle, Percy Jackson 2) pour des rôles uniquement vocaux. A l’affiche de Sin City: j’ai tué pour elle, Josh Brolin tient un petit rôle dans le film puisqu’il se glisse sous les trait du fameux Thanos qui n’a besoin que d’une petite scène pour que le spectateur le craigne tout en ayant fortement envie de le voir en action.

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Inutile de préciser que le pari a été relevé haut la main ! Génial, spectaculaire, chatoyant, groovy, hilarant, touchant, punchy, intense, les adjectifs ne manquent pas à l’appel pour définir Les Gardiens de la Galaxie qui s’impose probablement comme le meilleur film Marvel. Attendons de voir si Age of Ultron va lui arracher ce titre !

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Les plus

  • Les Gardiens de la Galaxie, une équipe du tonnerre
  • Ronan l’Accusateur
  • Yondu et son arme
  • Le caméo de Thanos
  • Visuellement irréprochable
  • Terriblement drôle
  • Les musiques

Les moins

  • Attendre 2017 la suite

9/10

La bande-annonce:

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  • Expendables 3 (The Expendables 3)
  • Réalisé par Patrick Hughes
  • Ecrit par Sylvester Stallone, Creighton Rothenberger, Katrin Benedikt
  • Avec Sylvester Stallone, Jason Statham, Antonio Banderas, Jet Li, Wesley Snipes, Dolph Lundgren, Kelsey Grammer, Randy Couture, Terry Crews, Kellan Lutz, Ronda Rousey, Glen Powell, Victor Ortiz, Robert Davi, Mel Gibson, Harrison Ford, Arnold Schwarzenegger
  • Etats-Unis, 20 août 2014, 2h07
  • Action, Aventure, Thriller
  • AVERTISSEMENT

Barney, Christmas et le reste de l’équipe affrontent Conrad Stonebanks, qui fut autrefois le fondateur des Expendables avec Barney. Stonebanks devint par la suite un redoutable trafiquant d’armes, que Barney fut obligé d’abattre… Du moins, c’est ce qu’il croyait. Ayant échappé à la mort, Stonebanks a maintenant pour seul objectif d’éliminer l’équipe des Expendables. Mais Barney a d’autres plans… Il décide d’apporter du sang neuf à son unité spéciale et d’engager de nouveaux équipiers plus jeunes, plus vifs et plus calés en nouvelles technologies. Cette mission se révèle rapidement un choc des cultures et des générations, entre adeptes de la vieille école et experts high-tech. Les Expendables vont livrer leur bataille la plus explosive et la plus personnelle…

Initiée par Sylvester Stallone, la saga Expendables a permis d’allier les stars du cinéma d’action afin d’offrir aux fans un généreux cocktail de testostérone, d’humour et de nostalgie. Après le succès des deux premiers épisodes, Expendables 3 est finalement sorti dans nos salles le 20 août dernier. Un troisième épisode où le carton n’est pas vraiment au rendez-vous puisqu’il a signé aussi bien chez nous qu’outre-Atlantique le pire démarrage de la franchise en plus de cumuler les critiques négatives. Et pour couronner le tout, le film a fuité près d’un mois avant sa sortie sur Internet. La fin d’un mythe ?

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" Rocky vs. Max "

Après un excellent Expendables 2 qui envoyait du lourd aussi bien dans la castagne que dans la vanne, j’étais plus qu’impatient de découvrir la troisième aventure de notre bande de mercenaires préférés. L’annonce d’un film PG-13 et les critiques négatives m’avaient fortement mis en doute l’efficacité de ce 3e volet, mais voir les Expendables au cinéma est devenue une tradition familiale que je devais réitérer une troisième fois. Sans surprise, la violence est beaucoup moins jouissive et l’on regrette amèrement les nombreuses effusions de sang qui ajoutaient cette dimension fun et gore aux scènes d’actions. A l’image de Jason Statham, le nouveau venu Wesley Snipes est un expert en lame et on a cette salle impression que l’on tente de nous censurer les effets néfastes d’une lame bien aiguisée sur le corps humain. Si les combats corps à corps manquent de pep’s, on pourra se consoler sur des gunfights plutôt intenses (surtout à la fin) même s’ils auraient gagner à faire un peu plus de tâches écarlates. Et 5 mois après l’insipide La Légende d’Hercule, on a la preuve qu’un film estampillé Millenium Films est pourvu d’effets spéciaux dégueulasses.

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Dans cette troisième aventure, notre brigade doit stopper les activités d’un dangereux trafiquant de drogue du nom de Victor Menz. Mais qu’elle fut la surprise de Barney (Stallone) lorsqu’il constate que ce soi-disant Menz n’est autre que Conrad Stonebanks (Mel Gibson), son ancien acolyte qu’il croyait mort et avec lequel il a fondé les Expendables. Craignant pour la sécurité de ses partenaires qui ont failli y laisser leur peau, Barney décide tout simplement de dissoudre les Expendables et décide plutôt d’engager de nouvelles recrues plus jeunes pour terminer la mission. C’est ainsi que Luna (Ronda Rousey) une videuse de boîte de nuit badass, Smille (Kellan Lutz) un ancien Marine, Mars (Victor Ortiz) un tireur d’élite et Thorn (Glen Powell) un combattant athlétique et hacker à ses heures perdues se voient porter l’uniforme de l’équipe. Dommage que Stallone et ses co-scénaristes aient décidé d’éclipser certains personnages afin de mieux introduire ces derniers qui bien que sympathiques, ne font pas sensation comme on l’aurait voulu. 

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En plus de la violence amoindrie, il était annoncé que cette suite serait également moins drôle. Bien qu’on ne retrouve pas l'irrésistible second degré du second volet, EX3 arrive facilement à nous arracher quelques (sou)rires de par ses répliques amusantes, ses clins d’œils, les interactions entre membres de l’équipe. Si la punchline d’EX2 est a attribué à Chuck Norris qui s’est prêter au jeu des Chuck Norris Facts, ici c’est Wesley Snipes qui tient LA réplique culte lorsqu’on lui demande pourquoi il était incarcéré auparavant. Clairement conçu comme l’atout comique du film, Antonio Banderas s’amuse comme un fou dans son rôle de soldat déjanté trop bavard même si c’est vrai, il en fait des casses et fatigue très vite. Terminons avec les deux derniers ajouts majeurs au niveau casting: Harrison Ford qui campe sans problèmes un agent de la CIA qui gère désormais les missions des Expendables et enfin Mel Gibson, impeccable et charismatique dans le rôle du bad guy même si le combat final n’est pas à la hauteur de celui du 2. A noter que Bruce Willis ne fait plus parti du scénario (comme il est dit dans le film d’ailleurs), ce dernier ayant été évincé suite à la demande d’un salaire trop élevé. Qu’importe, il y a déjà une sacrée équipe à l’affiche prête à en découdre avec l’ennemi.

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Une troisième aventure un poil plus faible que ses prédécesseurs mais qui s’érige tout de même en divertissement honnête, rythmé et drôle. Espérons qu’Expendables 4 donne un peu plus de saveur et de spectaculaire à cette franchise ô combien sympathique.

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Les plus

  • Expendables Assemble
  • Mel Gibson
  • Les gunfights
  • Drôle

Les moins

  • Moins violent
  • Banderas cabotin
  • Certains acteurs expédiés

6,5/10

La bande-annonce:

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  • The Salvation
  • Ecrit et réalisé par Kristian Levring
  • Co-écrit par Andres Thomas Jensen
  • Avec Mads Mikkelsen, Jeffrey Dean Morgan, Eva Green, Eric Cantona, Mikael Persbrandt, Douglas Henshall
  • Danemark, Royaume-Uni, Afrique du Sud, 27 août 2014, 1h32
  • Western, Drame

1870, Amérique. Lorsque John tue le meurtrier de sa famille, il déclenche la fureur du chef de gang, Delarue. Trahi par sa communauté, lâche et corrompue, le paisible pionnier doit alors traquer seul les hors-la-loi.

14 ans après The King is Alive qui fut sélectionné au Festival de Cannes dans la catégorie Un certain regard, le réalisateur danois Kristian Levring a fait son retour sur la Croisette avec The Salvation, un western qui comme The Rover de David Michôd a été diffusé lors des Séances de minuit. Il est désormais à l’affiche depuis le 27 août 2014.

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" Le Bon, la Brute et la Muette "

L’action de The Salvation se déroule pendant les années 70 au cœur de l’Ouest américain. John (Mads Mikkelsen) un colon danois s’apprête à accueillir sa famille venue du Danermark. On ne peut qu’imaginer le bonheur du personnage de retrouver sa compagne après 7 ans d’absence et surtout faire connaissance avec un jeune fils qu’il n’a pas vu grandir. On a beau connaître ces personnages depuis peu, il se dégage de leur interactions un véritable lien d’amour et de cohésion qui fait plaisir à voir. Alors qu’il étaient en route pour regagner leur foyer, ils sont attaqués par deux bandits qui parviennent à éjecter John de la diligence. Après s’être démené pour la retrouver il constate avec effroi que sa femme et son fils ont été assassinés et à ce moment là, le paisible pionnier n’a d’autre choix que de liquider les saboteurs de cette réunion familiale.

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Un dernier acte pour lequel il va se retrouver propulsé au titre d’ennemi numéro un. Et pour cause, l’un des bandits était le frère d’un certain Delarue (Jeffrey Dean Morgan), un dangereux hors-la-loi qui tient la ville sous son joug et qui est bien décidé à retrouver l’assassin de son frère. Efficace malgré un sujet classique, The Salvation nous embarque dans une plongée intense au cœur du Far West qui s’illustre tel un environnement sombre et désillusionné, un terrain de chasse intransigeant où la brutalité s’entremêle à la peur. Pas seulement adeptes de la loi du talion, nos personnages ressentent un réel besoin de faire usage de la violence qui selon eux, sera le seul et unique moyen de tirer leur révérence et d’obtenir comme le titre du film l’indique, leur Salut.

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Et quand un tel cas de figure prend place dans l’Ouest américain, on peut être certains que les règlements de comptes, les exécutions et les fusillades seront au rendez-vous. Séduisant par ces affrontements intenses et brutaux qui ne lésinent pas sur l’hémoglobine, The Salvation vaut surtout pour l’excellente mise en scène de Kristian Levring qui nous livre une véritable galerie de tableaux inspirés qui enjolivent l’environnement à chaque instant. S’appuyant déjà sur la sublime photographie de Jens Schlosser, cette dernières multiplie les ambiances visuelles et colorées qui étoffent l’atmosphère du film. Visuellement solide, on regrettera cependant la faiblesse des effets spéciaux (gâchant entre autres le plan final) mais aussi certains plans où l’utilisation du fond vert se fait un peu trop ressentir et gâche un peu l’image.

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Sans surprise, Mads Mikkesen porte le film sur ses épaules et livre une excellente performance où son charisme fait des ravages malgré sa nature quasi-mutique. Dans le domaine du silence on peut compter sur Eric Cantona qui dans son rôle d’homme de main n’a pas grand chose à dire mais surtout sur Eva Green (300: La Naissance d’un Empire) qui campe le rôle de Madeleine la veuve du frère de Delarue. Sa particularité est que sa langue a été coupée par les Indiens (la rendant pour le coup muette) et malgré l’absence de réplique, l’actrice française s’en sort grâce à son charme indéniable et surtout la puissance de son regard. Enfin, Jeffrey Dean Morgan se glisse à merveille dans ce rôle virulent et impitoyable qu’est celui du hors-la-loi Delarue.

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En conclusion, The Salvation est quête de vengeance touchante, âpre et sublime portée par un scénario efficace et un trio d’acteurs charismatiques. Plus qu’un bon petit western, un bel et vibrant hommage au genre qui donne envie de le revoir plus souvent dans nos salles.

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Les plus

  • Le casting
  • Plans majestueux
  • La photographie
  • Sans concession

Les moins

  • Fonds verts décelables
  • Effets spéciaux

7/10

La bande-annonce:

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Hunger Games: La Révolte (The Hunger Games: Mockingjay - Part 1)

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Comment tuer son Boss ? 2 (Horrible Bosses 2)

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The Equalizer

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Gone Girl

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Good People

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Automata

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Dracula Untold

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White Bird (White Bird in a Blizzard)

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Magic in the Moonlight

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Annie

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Le Septième Fils (Seventh Son)

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The Captive

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Dead Snow 2: Red vs Dead

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Comme d’habitude, les liens des bandes-annonces à retrouver sur les titre !

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Ludique et poétique, tragique et violent, charnel et passionnant, le diptyque Nymphomaniac de Lars von Trier nous invitait à suivre le parcours tumultueux de Joe, une femme auto-diagnostiquée nymphomane. D’une durée initiale de 5h30, le film a subi d’importantes coupes avant d’être scindé en deux parties.

Affiches sulfureuses dont le casting en plein orgasme, bande-annonce sexy, on pensait que tout avait été mis en place afin de titiller l’intérêt du spectateur. C’était sans compter l’apparition d’un nouveau teaser Director’s Cut où l’on peut apercevoir quelques unes des images les plus explicites du long-métrage. Disons-le franchement, c’est pornographique et donne un avant-goût particulièrement salé de la version longue. Mineurs s’abstenir !

La critique de Nymphomaniac - Volume 1

La critique de Nymphomaniac - Volume 2

Le teaser Director’s Cut #NSFW:

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  • 22 Jump Street
  • Réalisé par Phil Lord et Chris Miller
  • Ecrit par Michael Bacall, Rodney Rothman et Oren Uziel
  • Avec Jonah Hill, Channing Tatum, Ice Cube, Amber Stevens, Wyatt Russell, Peter Stromare, Jillian Bell, Nick Offerman
  • Etats-Unis, 27 août 2014, 1h54
  • Comédie, Policier, Action

Les deux policiers Schmidt et Jenko, après être retournés au lycée pour mettre à découvert un nouveau réseau de trafiquants, retournent cette fois-ci à la fac pour démanteler un trafic de drogues.

Phil Lord et Chris Miller font une nouvelle fois parler d’eux cette année. En effet après s’être focalisé sur le cinéma d’animation en produisant Tempête de boulettes géantes 2 et en mettant en scène La Grande Aventure Lego, le duo de réalisateurs effectuent un nouveau come-back avec 22 Jump Street, seconde adaptation cinématographique de la série TV éponyme à succès de la fin des années 80. Le premier épisode, sorti en 2012, avait rapporté plus de 200 millions de dollars dans le monde.

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" The Dynamic Duo "

Dans 21 Jump Street, les flics Morton Schmidt (Jonah HillLe Loup de Wall StreetC’est la fin) et Greg Jenko (Channing TatumWhite House Down) retournaient sur les bancs du lycée afin d'infiltrer et démanteler un réseau de narcotrafic. Deux ans plus tard, nous retrouvons nos flics de choc pour une nouvelle mission: infiltrer un campus universitaire afin de… démanteler un trafic de drogue. Le pitch a beau être vraisemblablement le même que celui de son prédécesseur, ce choix de la part des scénaristes ne s’inscrit aucunement comme un acte de paresse mais dans la volonté de dresser avec 22 Jump Street une satire des suites au cinéma. Les personnages clament d’ailleurs eux-mêmes qu’il s’agit de la même chose et certaines répliques contiennent une double lecture. Par exemple le chef Hardy (Nick OffermanLes Miller, une famille en herbe) dit à Schmidt et Jenko que personne ne croyait au programme Jump Street mais qu’il a été renouvelé suite à son succès avec un budget plus conséquent. Autrement dit, adapter une série télévisée culte en comédie R avec Hill et Tatum était un pari risqué pour les producteurs qui suite à la carrière honorable du film en salles n’ont pas hésité à produire un second long-métrage plus cher. On peut citer un autre exemple avec une phrase prononcée par le Capitaine Dickson (Ice Cube) où il dit que le budget alloué a été doublé comme si les bénéfices allaient forcément doublé eux-aussi. Effectivement nous connaissons tous des sequels de films qui voulaient faire plus grand que leur prédécesseur mais qui se sont malheureusement plantées au box-office

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Faire dans le sérieux ou dans le moralisme, ce n’est définitivement pas l’ambition de ce 22 Jump Street. Ces piques vers Hollywood et tout ce qui est entrepris dans ce films est toujours balancé sur le ton de la vanne et de l’auto-dérision, et ce même lorsqu’il s’agit de développer les relations entre Jenko et Schmidt. Au cours de leur enquête nos deux acolytes vont suivre un parcours différend, quand le premier devient la star de l’équipe de football et développe une relation crypto-gay avec son coéquipier Zook (Wyatt Russell), le second qui sent délaissé passe le plus clair de son temps avec la jolie Maya (Amber Stevens), étudiante en arts. Une séparation qui n’est pas vraiment stratégique et qui témoigne d’une certaine fragilité au sein de leur duo. Un conflit pour le moins identique à une crise au sein d’un couple où l’on retrouve des phrases clichées du typece serait mieux d’aller voir d’autres personnes ou encoreil ne fait aucun effort lors d’une séance chez le psy. La romcom est bien évidemment parodiée, mais insuffle au film une dimension bromantique irrésistible et touchante.

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Seulement 3 semaines après le délirant Nos Pires Voisins de Nicholas Stoller, le duo Phil Lord-Chris Miller nous assène une nouvelle comédie de haute volée. 22 Jump Street est un vaste champ à déconne parsemé de de clins d’œils savoureux, vannes désopilantes, de situations loufoques et de gags trash qui ne laisseront nullement au spectateur le temps de s’ennuyer. Cela fait plaisir de visionner une comédie qui propose un vrai délire aussi verbal que visuel avec une réalisation punchy et fourmillant d’idées où les metteurs en scène de La Grande Aventure Lego s’amusent eux aussi comme des petits fous. Sans surprise, la dream team Jonah Hill et Channing Tatum s’en tire avec succès, font preuve d’une drôlerie sans précédent et affiche à l’écran une alchimie incroyable qui redonne toujours plus de poids a leur frasques toujours plus allumésMention également à mon cher Ice Cube, toujours excellent dans son rôle de capitaine un brin vulgaire mais qui tient ici une place plus conséquente que dans le premier film et surtout, est au service d’une séquence comique cultissime où sa puissance comique explose littéralement.

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22 Jump Street procure de sérieuses barres de rire. C’est fun, déjanté, bourré d’inventivité et d’énergie et fait preuve d’une auto-dérision délicieuse. Un rendez-vous hilarant qui s’impose assurément comme l’une des meilleures comédies de l’année.

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Les plus

  • Jonah Hill
  • Channing Tatum
  • Ice Cube
  • Jubilatoire
  • La réalisation
  • Le générique de fin
  • Les musiques

Les moins

  • Effets spéciaux ratés sur la fin

8/10

La bande-annonce:

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Ant-Man

About Alex

Camp X-Ray

Dead Snow 2: Red vs. Dead

The Equalizer

Frank

The Frontier

Hector and the Search For Happiness

Jessabelle

Le Juge (The Judge)

Paddington

The Pyramid

The Theory of Everything

Balade entre les tombes (A Walk Among the Tombstones)

Young Ones

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  • New-York Melody (Begin Again)
  • Ecrit et réalisé John Carney
  • Avec Keira Knightley, Mark Ruffalo, Adam Levine, Hailee Steinfeld, James Corden, CeeLo Green, Catherine Keener, Mos Def
  • Etats-Unis, 30 juillet 2014, 1h44
  • Comédie dramatique, Musical, Romance

Gretta et son petit ami viennent de débarquer à NYC. La ville est d’autant plus magique pour les deux anglais qu’on leur propose de venir y vivre pleinement leur passion : la musique. Le rêve va se briser et l’idylle voler en éclat quand, aveuglé par la gloire naissante, il va la plaquer pour une carrière solo et… une attachée de presse. 
Ses valises prêtes et son billet de retour pour Londres en poche, elle décide de passer une dernière nuit à New York avec son meilleur pote. Ce dernier l’emmène dans un pub, la pousse sur scène et la force à chanter. Dans la salle un producteur s’adonne à sa plus dangereuse passion : l’alcool. Revenu de tout, du succès et de sa gloire passée, amer, rancunier, il a perdu le fil de sa vie,… Et soudain il entend cette voix, découvre cette grâce, ce talent brut et authentique… Une rencontre enchantée qui pourrait finir en chansons…

Bassiste du groupe de rock irlandais The Frames de 1990 à 1993, John Carney s’est tourné vers le cinéma en 2001 avec le drame On the Edge porté par Cillian Murphy. Mais c’est seulement en 2007 qu’il se fait connaître du grand public grâce à la pépite musicale et romantique Once, véritable succès critique et public qui a rapporté plus de 20 millions de dollars pour un budget de seulement 150 000$. 7 ans plus tard, le réalisateur concilie une nouvelle fois cinéma et musique avec New-York Melody (Begin Again), un nouveau film produit entre autres par Judd Apatow (40 ans: Mode d’emploi).

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" Happiness Melody "

A l’instar de Once, John Carney a une nouvelle fois décider de nous conter la rencontre musicale et affective entre un homme et une femme. Mais comme le titre du film l’indique, l’action a lieu cette fois-ci à New-York. Dans un bar, une jeune et jolie chanteuse prénommée Gretta (Keira Knighley) est poussée contre son gré par son meilleur ami (James Corden) a elle aussi se produire sur scène. Le public n’est malheureusement pas très réceptif, à l’exception d’un homme, Dan (Mark Ruffalo, Insaisissables), visiblement sous le charme. Si nous découvrons ces personnages sur le vif, le réalisateur n’oublie pas de nous éclairer un peu plus sur leur personne au travers de flash-backs pour le moins révélateurs. Dan est un producteur sur le déclin et alcoolique qui se fait renvoyer de son label par son associé (Mos Def) et se dispute avec son ex-femme (Catherine Keener) au sujet de leur fille (Hailee Steinfeld, 3 Days to Kill) avec qui l’entente n’est pas plus cordiale. C’est après cette journée quelque peu mouvementée qu’il se rend dans ce fameux bar et se retrouve littéralement fasciné par la prestation de Gretta et insuffle une nouvelle saveur au morceau en imaginant quels instruments autre que sa guitare pourraient le transformer en véritable tube.

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Le flash-back de Gretta quant à lui nous apprend qu’elle s’est auparavant installé à New-York en compagnie de son petit-ami musicien Dave Kohl (Adam Levine). Le couple filait alors le parfait amour jusqu’au jour où son homme la trompe avec son attachée de presse lors d’une tournée à Los Angeles. Inconsolable et remontée, Gretta envisage de rentrer en Angleterre et est donc persuadée de passer sa dernière soirée dans ce bar. Elle ne s’attendait sûrement pas à croiser le chemin d’un producteur qui n’a plus rien à perdre et qui désormais ne jurera plus que par elle. Convaincu de tenir là le talent de demain, il propose alors de lui produire un album non pas en studio, mais bel et bien dans les rues de New-York.

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Tous deux menaient un train de vie qui les satisfaisaient pleinement avant qu’une griffure d’ordre professionnel et sentimentale viennent briser leur équilibre. Dan et Gretta sont deux âmes fragiles et désillusionnées qui vont tirer de leur rencontre un élan d’espoir et tisser tout au long du film une puissante relation régie par un même amour pour la musique. Plus qu’une rencontre artistique, ces deux-là vivent une véritable renaissance admirablement retranscrite à l’écran par Keira Knighley et Mark Ruffalo. En effet les deux comédiens interprètent leur rôle à la perfection et habitent littéralement leur personnage respectif. En plus livrer des performances plus qu’honorables, ils affichent une alchimie et une complicité des plus tangibles les rendant terriblement attachants.

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Sans surprise, le gros point fort du film réside dans sa bande-son pour le moins prodigieuse. Intenses, harmonieuses et magnifiques, les musiques de New-York Melody nous touchent, nous font vibrer et nous placent au cœur d’une odyssée musicale où transpirent l’élégance, la passion et l’émotion. Si l’on ne s’étonne pas de voir Adam Levine chanter (leader des Maroon 5) on est agréablement surpris de voir Keira Knighley se prêter à l’exercice, et avec talent de surcroît. Le musicien CeeLo Green est également de la partie mais seulement pour un rôle comique, il interprète cependant une chanson disponible sur la bande-originale du film.

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Ruelle, quai de métro, toit d’immeuble, aucun lieu n’échappe à Dan, Gretta et leur nouvelle troupe de musiciens lors de la conception du disque. John Carney sublime à travers sa caméra le moindre environnement et le charme de la ville de New-York opère à chaque instant, on a l’impression d’être transportés au cœur même de la Grosse Pomme et d’y ressentir toute l’essence et toutes les vibes qu’elles dégagent. L’immersion est d’ailleurs renforcée par l’utilisation de la caméra à l’épaule qui en plus d’insuffler un style documentaire fait qu’on se sent toujours proches des personnages et de leurs émotions.

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Rock star tombé dans les dérives du succès, manque d’argent nécessaire à produire une démo, producteurs exigeants, véreux ou sur le déclin, impact de la vie professionnelle sur la vie privée, le film propose un regard sur l’industrie musicale d’aujourd’hui sans pour autant adopter un ton moralisateur. On nous parle également de l’essor des nouveaux talents, des projets, rencontres et aventures nées grâce à la passion de la musique, cet art qui ne sert pas seulement à divertir mais aussi à raconter et transmettre quelque chose. New-York Melody s’appuie donc sur un scénario bien ficelé et passionnant qui n’oublie pas de délivrer un message.

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Un concert enivrant, romantique et passionné, une aventure humaine, drôle et bouleversante, un feel-good movie authentique et rafraîchissant, New-York Melody est une excellent film porté par les irrésistibles Keira Knighley et Mark Ruffalo.

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Les plus

  • Keira Knighley
  • Mark Ruffalo
  • Les musiques
  • La réalisation
  • Une bouffée d’air frais

Les moins

  • Petites incohérences

8,5/10

La bande-annonce:

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  • The Raid 2 (The Raid 2: Berandal)
  • Ecrit et réalisé par Gareth Evans
  • Avec Iko Uwais, Arifin Putra, Oka Antara, Tio Pakusadewo, Alex Abbad, Julie Estelle, Yayan Ruhian, Very Tri Yullisman, Kenichi Endo, Ryuhei Matsuda, Cecep Arif Rahman
  • Indonésie, 23 juillet 2014, 2h30
  • Action, Arts Martiaux, Thriller, Drame
  • INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS AVEC AVERTISSEMENT

Après un combat sans merci pour s’extirper d’un immeuble rempli de criminels et de fous furieux, laissant derrière lui des monceaux de cadavres de policiers et de dangereux truands, Rama, jeune flic de Jakarta, pensait retrouver une vie normale, avec sa femme et son tout jeune fils…. Mais il se trompait. On lui impose en effet une nouvelle mission : Rama devra infiltrer le syndicat du crime, où coexistent dans une sorte de statu quo mafia indonésienne et yakusas. Sous l’identité de « Yuda », un tueur sans pitié, il se laisse jeter en prison afin d’y gagner la confiance d’Uco, le fils d’un magnat du crime indonésien - son ticket d’entrée pour intégrer l’organisation. Sur fond de guerre des gangs, il risquera sa vie dans un dangereux jeu de rôle destiné à porter un coup fatal à l’empire du crime.

Sorti en 2011, The Raid nous invitait à suivre le raid mené par une unité d’élite contre un baron de la drogue qui logent avec ses employés dans un immeuble désaffecté au cœur de Jakarta. Une histoire qui n’avait rien d’extraordinaire mais une énergie folle déversée dans des scènes d’actions brutales et incroyablement badass ainsi qu’une mise en scène aussi virevoltantes qui l’ont définitivement érigé au statut de film culte. 3 ans plus tard, le réalisateur Gareth Evans fait un nouveau cadeau à tous les amoureux de film d’action, un cadeau intitulé The Raid 2 !

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" Kick-Ass 2 "

Lorsqu’on réalise un premier épisode aussi efficace, l’annonce et la mise en chantier d’un second volet plongent souvent les fans dans une position ambivalente, alors tiraillés entre l’excitation et la crainte d’une suite inférieure en qualité et/ou se contentant de reprendre la recette du premier sans faire preuve d’une quelconque originalité. Une erreur que The Raid 2 a eu la bienveillance de ne pas commettre, faisant preuve d’une ambition salutaire aussi bien sur le plan scénaristique que visuel. Conscient des enjeux relativement maigres du premier opus, Gareth Evans a vu les choses en grand pour cette suite et propose une intrigue beaucoup plus dense et élaborée qui l’éloigne du simple actioner bourrin pour s’ériger en tant que véritable film de gangsters. En effet après l’épuisant raid mené par Rama (Iko Uwais) et ses coéquipiers dans cette dangereuse citadelle, ce dernier se voit quelques heures plus tard confier une nouvelle mission, consistant cette fois-ci à infiltrer la pègre locale. Un nouveau défi où il va devoir faire des sacrifices comme devoir quitter sa femme qui vient juste d’accoucher et devoir passer par la case prison afin de gagner la confiance d’Uco (Arifin Putra), le fils d’un magnant du crime indonésien (Tio Pakusadewo). Une fois sorti cet un tout nouveau monde qui s’ouvre à notre jeune flic, un monde où violence, règlements de compte et conquête du pouvoir sont les maîtres mots. Se dresse alors devant nous une véritable odyssée mafieuse à la fois intense et dangereuse et qui nous permet de faire la connaissance de nouvelles gueules charismatiques animant cette rivalité entre la mafia indonésienne et les yakuzas.

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Si je me suis personnellement réjoui de savourer ce Raid 2 comme un polar, il n’est pas étonnant que certains n’aient pas été aussi enthousiaste quant à ce changement de ton pour le moins conséquent. Le premier épisode était un film d’action bourrin qui allait droit au but alors que cette suite prend le temps de développer une intrigue se voulant plus sérieuse, cohérente et tendue et qui s’étend donc sur 2h30. Mais peu importe la catégorie dans laquelle nous nous trouvons car si nous allons voir The Raid 2, c’est pour étancher notre désir insatiable de s’en prendre plein les mirettes grâces aux démonstrations endiablées d’arts martiaux promises. Ultra-spectaculaire, ultra-jouissif, ultra-violent, les qualificatifs sont loin de manquer lorsqu’il s’agit de décrire ce ballet impétueux et magnifiquement chorégraphié qui prend vie sous nos yeux, dégageant une aura sanguinolente et animale qui ne laisse absolument pas indemne. Un spectacle pour le moins jubilatoire qui gagne en piquant grâce aux personnages souvent en possession d’une arme qu’ils maîtrisent à la perfection, donnant l’illusion de voir s’affronter des boss de jeux-vidéo. Une impression ressentie grâce aux personnages de Julie Estelle, Very Tri Yulisman et Yayan Ruhian, maniant respectivement l’art du marteau, de la batte de base-ball et de la machette, promettant de nombreuses séquelles à ceux qui ont osé se poser sur leur chemin. On peut également citer le personnage de Cecep Arif Rahman, semblable à un boss final de jeu de combat qui lui fait preuve d’une force dévastatrice seulement avec ses poings

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Non content d’assouvir les fantasmes les plus fous des amoureux de baston dans une ambiance mafieuse, Gareth Evans monte également d’un cran en matière de mise en scène. Si les scènes d’actions sont si agréables à suivre, outre l’incroyable aisance des comédiens, c’est également parce qu’elle sont incroyablement bien filmées, profitant de l’inventif sens du cadre et de l’intelligent découpage du réalisateur qui livre ici un travail minutieusement réfléchi et redoutablement efficace. L’immersion est renforcée par une caméra en mouvement, littéralement actrice de l’action et qui offre quelques plans-séquences de toute beauté, ainsi qu’une musique percutante parfaitement en adéquation avec les images délivrées sous nos yeux. Cour de prison boueuse, toilettes, couloirs, cuisine, rame de métro ou encore voiture, le réalisateur gallois multiplie les environnements et se les approprie totalement en démontrant sa parfaite gestion de l’espace, pouvant alors ajouter le même degré d’intensité lors d’un combat ayant lieu dans un espace plus ou moins restreint ou lors d’une course-poursuite déjantée sur l’autoroute. Une ambiance et une maestria visuelles impeccables qui berce pas seulement les scènes d’action mais bien l’intégralité du film, s’abreuvant également de beaux effets de couleurs.

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Plus abouti au niveau du scénario, plus sauvage au niveau des scènes d’action et plus maîtrisé au niveau de la mise en scène, The Raid 2 s’impose définitivement comme un film culte mais également comme un des meilleurs films d’actions jamais réalisés. Malgré les nombreuses influences qui nous viennent à l’esprit pendant le visionnage (Tarantino, Winding Refn, Scorsese, Park Chan-wook…), ce long-métrage viscéral porte indéniablement la patte ultra-stylisée de son réalisateur Gareth Evans dont nous attendons le prochain film de pied ferme !

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Les plus

  • Scénario plus ambitieux
  • Ultra-spectaculaire
  • Violent à souhait
  • La réalisation
  • La musique
  • Le casting
  • Le combat final

Les moins

  • Une durée qui peut rebuter

9/10

La bande-annonce:

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Kill the Messenger

Les Gardiens de la Galaxie (Guardians of the Galaxy)

Two Night Stand

The Hateful Eight

Before I Go to Sleep

Birdman

Whiplash

Revenge of the Green Dragons

Rudderless

La Nuit au Musée 3: Le Secret des Pharaons (Night at the Museum 3: Secret of the Tomb)

Ninja Turtles (Teenage Mutant Ninja Turtles)

This is Where I Leave You

God’s Pocket

Liens B.A. sur titres !

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Le 4e épisode de la saga Transformers a beau s’appeler L’Âge de l’Extinction, les résultats au box-office sont quant à eux en plein expansion. Le nouveau long-métrage de notre pyrotechnicien préféré Michael Bay devient en effet le premier film de 2014 à dépasser le milliard de dollars au box-office mondial !

À l’heure à laquelle j’écris cette info, les recettes mondiales sont d’1 004 966 000 dollars. Un score hallucinant d’autant plus que le film n’a aujourd’hui rapporté a peine plus de 241 millions de dollars aux Etats-Unis (le budget du film étant de 210 millions, le bénéfice n’est que de 31 millions de dollars). Un succès que l’on doit surtout grâce aux sorties à l’international et particulièrement en Chine où le film a récolté plus 300 millions de dollars, confirmant alors sa position de film le plus rentable du pays. Le fait d’engager des acteurs et sponsors chinois et d’avoir tourné une partie du film à Hong Kong a sans aucun doute contribué à ce véritable phénomène de masse.

Après avoir accueilli l’équipe d’Iron Man 3 pour tourner des scènes supplémentaires et favoriser la mise en chantier d’un Pacific Rim 2 suite à ses excellents résultats, la Chine affirme décidément son statut d’eldorado pour les blockbusters américains

WHO’S THE BOSS ?

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La critique du film ici !

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  • La Planète des Singes: L’Affrontement (Dawn of the Planet of the Apes)
  • Réalisé par Matt Reeves
  • Ecrit par Mark Bomback, Rick Jaffa et Amanda Seyfried
  • Avec Andy Serkis, Jason Clarke, Gary Oldman, Keri Russell, Toby Kebell, Kodi Smit-McPhee
  • Etats-Unis, 30 juillet 2014, 2h11
  • Science-fiction, Action, Drame, Thriller

Une nation de plus en plus nombreuse de singes évolués, dirigée par César, est menacée par un groupe d’humains qui a survécu au virus dévastateur qui s’est répandu dix ans plus tôt. Ils parviennent à une trêve fragile, mais de courte durée : les deux camps sont sur le point de se livrer une guerre qui décidera de l’espèce dominante sur Terre.

Prévu dans nos salles pour le 30 juillet 2014, La Planète des Singes: L’Affrontement est la suite de La Planète des Singes: Les Origines, excellent reboot de la franchise cinématographique qui rappelons-le, est adaptée du roman de l’écrivain français Pierre Boulle, à qui l’on doit également Le Pont de la Rivière Kwaï. Jugeant les délais de production trop courts, Rupert Wyatt ne rempile par pour cette sequel puisque nous retrouvons aux commandes le réalisateur de Cloverfield et de Laisse-moi entrer, j’ai nommé Matt Reeves. Avons-nous affaire à un deuxième opus aussi réussi que le premier ?

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" Man VS Ape "

Dans La Planète des Singes: Les Origines, le scientifique Will Rodman (James Franco, Spring Breakers, C’est la fin) et la compagnie Gen-Sys tentaient de développer un remède contre la maladie d’Alzheimer, en résulte le rétrovirus ALZ-112 et sa version améliorée ALZ-113. S’il s’est avéré que le produit augmentait considérablement les facultés cognitives des singes qui servaient de cobayes, il était en revanche hautement toxique pour l’Homme. Le film s’achevait d’ailleurs sur une image terrifiante où un pilote d’avion contaminé s’apprêtait à embarquer. On comprenait alors que le virus allait se répandre partout à travers le globe, comme nous le confirme justement l’introduction de L’Affrontement qui témoigne des ravages de cette épidémie au cours d’une décennie. San Francisco est alors scindé en deux camps: les humains qui vivent dans une ville désaffectée et les singes ont quant à eux pris refuge dans la forêt Muir Woods. On retrouve donc César, Koba, Maurice et toute une communauté simienne qui cohabite ensemble, chasse et s’instruit. C’est avec une certaine fascination que nous prenons note du nouveau mode de vie de ces primates évolués, ayant alors créer une véritable petite civilisation régie par diverses devises prônant le rassemblement et la réconciliation (APES.TOGETHER.STONG , APE NOT KILL APE) ou encore l’érudition (KNOWLEDGE IS POWER). 

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Si les singes mènent un train de vie paisible et confortable, ce n’est pas le même constat pour les humains qui tentent plutôt de survivre dans un environnement privé de ressources. Une nécessité qui va les pousser à s’aventurer près du territoire simien et qui donnera lieu à une rencontre marquée par un événement notable qui tel un effet papillon, entraînera une chaîne de causalité débouchant sur une conclusion chaotique. Les deux camps ont beau se montrer antagonistes, plusieurs parallèles sont dressés de manière à révéler leur sensibilité commune. En effet l’émotion, palpable à chaque instant, est un des points forts du film qui étudie plusieurs thèmes tels que l’amour, la famille, la rédemption, où la volonté de paix entre les peuples, ce dernier point étant surtout présent chez César et Malcolm (Jason Clarke, Zero Dark Thirthy, White House Down ), le nouveau premier rôle humain du film.

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Le scénario passe tout de même à la moulinettes des thèmes plus âpres qui sont la trahison, l’exclusion, le ressentiment, la vengeance ou encore la conquête du pouvoir absolu, témoignant alors de sentiments plus sombres qui habitent certains personnages et notamment le singe Koba et le leader du groupe humain Dreyfus (Gary Oldman, Lawless, RoboCop). Tous deux en plein tropisme ont développé cette haine de l’autre suite à un événement passé: les nombreuses expériences en laboratoire et séquelles pour l’un et la décimation de sa famille suite au virus pour l’autre. Nous comprenons alors qu’il s’agit d’êtres fragilisés qui n’ont trouvé que la méfiance et la colère en guise de guérison pour leur traumatisme vécu. Les scènes intimistes nous touchent en plein cœur, le rythme est impeccablement maintenu, le suspense et la tension montent crescendo, les rebondissements et les péripéties s’enchaînent avec brio, la psychologie est fouillée, les motivations clairement discernables. Cet Affrontement est comme qui dirait passionnant sur tous les points !

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Captivant de bout en bout, L’Affrontement est également un long-métrage magnifiquement réalisé et doté d’une esthétique visuelle savoureuse. Un San Francisco post-apocalyptique, une forêt végétale et verdoyante, un front de guerre impétueux, chaque décor est sublimé par la caméra de Matt Reeves qui profite ici d’une photographie de qualité et d’une 3D immersive qui offre par conséquent des images de toute beauté. On apprécie également le soin apporté aux scènes d’action qui demeurent tout simplement époustouflantes et spectaculaires où les influences du western et du film de guerre se font pleinement ressentir. Il y a par exemple une magnifique scène d’action de nuit entre humains et singes qui comptent plusieurs plans d’anthologie comme cette arrivée des simiens à cheval au ralenti, la chevauchée de Koba armé de deux mitraillettes et surtout ce plan-séquence circulaire sur un char qui dévoile au spectateur toute l’étendu du conflit et de la violence qui a peu à peu gangrené cette société. Un plan magnifique à classer parmi les meilleurs du film.

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Soulignons enfin l’excellente facture des effets spéciaux qui additionnés à l’interprétation des comédiens en motion capture, donne lieu à des singes bluffants de réalisme. Gollum, King Kong, Capitaine Haddock, Andy Serkis (Hobbit) à fait de ce procédé sa spécialité, si bien qu’il se montre une nouvelle fois impérial et ultra-charismatique dans le rôle du singe César, maniant aussi bien sa voix que sa gestuelle. Mention également à Toby Kebell qui en se glissant sous les traits de Koba parvient à faire ressentir au spectateur toute la terreur qu’il dégage, tout en parvenant à le rendre touchant par moments. Du côté du casting live, on retiendra surtout les performances de Jason Clarke et de Gary Oldman qui sont les plus intéressants.

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Une réalisation magnifique truffée d’images majestueuses et d’effets spéciaux hallucinants, un scénario audacieux et pétri d’humanité aux enjeux politiques et sociaux finement dressés, La Planète des Singes: L’Affrontement est plus qu’une meilleure suite. C’est un excellent blockbuster, un bijou de science-fiction. Je dirais même plus, un grand film aux accents shakespeariens et à la bande son puissante !

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Les plus

  • César
  • Koba
  • La réalisation
  • La photographie
  • Les scènes d’action
  • Les effets spéciaux
  • La B.O.
  • Fascinant
  • Très émouvant

Les moins

  • Seconds rôles effacés

8,5/10

La bande-annonce:

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13 mai 2015, retenez-bien cette date ! Il s’agit de la sortie au cinéma du 4e épisode de la cultissime franchise Mad Max. Toujours avec George Miller à la réalisation, c’est désormais l’acteur Tom Hardy (Locke) qui reprend le rôle du célèbre Road Warrior. Le casting est complété par Charlize Theron, Nicholas Hoult et Hugh Keays-Byrne.

Et quoi de mieux que la Comic-Con de San Diego pour dévoiler un premier trailer absolument explosif et apocalyptique qui annonce du très très lourd ? Attachez vos ceintures, ça décoiffe !

La bande-annonce:

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Annabelle

Before I Go to Sleep

The Disappearance of Eleanor Rigby

The Drop

The Equalizer

Get On Up

Hector and the Search of Happiness

Hercule

Le Hobbit: La Bataille des Cinq Armées (The Hobbit: The Battle of the Five Armies)

Horns

Jurassic World

Left Behind

Mad Max: Fury Road

Le Labyrinthe (The Maze Runner)

Nightcrawler

The November Man

Ninja Turtles (Teenage Mutant Ninja Turtles)

Wild

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Quicksilver / Vif-Argent / Pietro Maximoff (Aaron Taylor Johnson, Kick-Ass 2, Godzilla)

Thor (Chris Hemsworth, Thor: Le Monde des Ténèbres)

Black Widow / La Veuve Noire / Natasha Romanoff (Scarlett Johansson, Captain America: Le Soldat de l’Hiver, Her, Under the Skin)

Hulk / Bruce Banner (Mark Ruffalo, Insaisissables)

Iron Man / Tony Stark (Robert Downey, Jr, Iron Man 3)

Captain America / Steve Rogers (Chris Evans, Captain America: Le Soldat de L’Hiver)

Scarlet Witch / La Sorcière Rouge / Wanda Maximoff (Elisabeth Olsen, Godzilla, Captain America: Le Soldat de l’Hiver)

Hawkeye / Oeil-de-faucon / Clint Barton (Jeremy Renner, American Bluff)

AVENGERS ASSEMBLE !