
Dom, Brian et toute leur équipe, après le casse de Rio, ayant fait tomber un empire en empochant 100 millions de dollars, se sont dispersés aux quatre coins du globe. Mais l’incapacité de rentrer chez eux, et l’obligation de vivre en cavale permanente, laissent à leur vie le goût amer de l’inaccomplissement. Pendant ce temps Hobbs traque aux quatre coins du monde un groupe de chauffeurs mercenaires aux talents redoutables, dont le meneur, Shaw est secondé d’une de main de fer par l’amour que Dom croyait avoir perdu pour toujours : Letty. La seule façon d’arrêter leurs agissements est de les détrôner en surpassant leur réputation. Hobbs demande donc à Dom de rassembler son équipe de choc à Londres. En retour ? Ils seront tous graciés et pourront retourner auprès des leurs, afin de vivre une vie normale.
Dès que la réalisation a été confiée à Justin Lin, la saga Fast & Furious a pris un nouveau départ,un nouvel essor. Le troisième volet intitulé Tokyo Drift nous faisait découvrir une nouvelle discipline venant s’inscrire aux courses de rue : le drift, où le freinage et la prise en main des virages ont une importance capitale. On y voyait également pour la première fois le personnage de Han joué Sung Kang, bien qu’il jouait déjà un personnage du même nom dans un précédent film du même réalisateur, Better Luck Tomorrow. Le 4ème épisode quant à lui faisait revenir les protagonistes originaux, c’est-à-dire Dom (Vin Diesel), Brian (Paul Walker), Mia (Jordana Brewster) et Letty (Michelle Rodriguez) qui a malheureusement été tuée par un sbire du trafiquant de drogue Arturo Braga, cet épisode sonnait alors comme une aventure vengeresse. S’en suit alors Fast Five, mis en place car le précédent était le plus lucratif de la franchise et les producteurs voulaient un film réunissant l’équipe au grand complet. On retrouvait donc au casting le fameux Roman (Tyrese Gibson) ainsi que deux nouveaux personnages : Luke Hobbs (Dwayne Johnson) et Elena Neves (Elsa Pataky), fédéraux ayant pour but de stopper le crew de Dom s’apprêtant à faire un dernier casse à Rio. A la fin on découvrait dans une scène post-générique grâce à Eva Mendes (Monica Fuentes, 2 Fast 2 Furious) que Letty est toujours en vie ! Imaginez la surprise et l’excitation des fans quand on apprend ce genre de nouvelles complètement inattendues ! Ce cinquième épisode de cette saga avait réussi à réconcilier aussi bien les fans que la presse. Fast Five est vraiment le seul de la franchise qui on peut le dire à reçu de bonnes critiques.

Cette révélation ne pouvait qu’annoncer un Fast & Furious 6 et c’est finalement ce qu’on a eu. On en trépignait d’impatience et notre souhait a été éxaucé ! Le sourire aux lèvres commence déjà à s’installer lors ce qu’on voit le logo d’Universal. On est devant Fast & Furious et le début nous le fait clairement sentir : Dominic et Brian sur la route, chacun dans sa voiture. Dom prend la tête puis c’est Brian et vice versa. C’est finalement ce dernier qui arrive le premier mais il ne s’agissait pas d’une course à proprement parler, nos deux amis se dépêchait car Mia Toretto, la soeur de Dom et petite amie de Brian est sur le point de donner naissance à un garçon. L’avenir semble radieux pour la petite famille qui vit paisiblement au soleil, loin des soucis, du côté de Dom il a refait sa vie avec celle qui était contre lui dans Fast Five, Elena Neves. C’était sans compter l’apparition d’une nouvelle menace, un dénommé Shaw (Luke Evans) doté d’une équipe de chauffeurs mercenaires redoutables, équipe qui comprend entres autres une certaine… Letty ! Luke Hobbs a désormais besoin de Dom et de toute son équipe dispersée au 4 coins du globe. Si les hispanophones Don Omar et Tego Calderon ne rempilent pas, on retrouve tout de même le reste de la bande : Han et Giselle qui résidait à Tokyo, Roman vivait dans le luxe entouré de filles, tout comme Tej (Ludacris) mais qui est resté très “Robin des bois” dans sa mentalité.

Si vous trouviez que Justin Lin avait frappé fort dans Fast Five, attendez de voir celui-ci ! Fast & Furious 6 est une pure claque visuelle, un véritable régal visuel que l’on citera probablement dans la liste des meilleurs films d’action de l’année. On jubile à la vue de ses magnifiques voitures superbement prises en main qui viennent titiller l’asphalte en s’affrontant sans relâche et en créant à l’occasion des dégâts considérables. Les caisses prennent cher, très cher même, elles roulent à une vitesse vertigineuse avant d’être percutées et projetées dans les airs de manière incroyable ou broyées sans pitié par un tank ! Les scènes d’actions hors bagnoles sont également d’une redoutable efficacité, frénétiques, brutales, intenses ! Sans oublier les pétardantes fusillades et explosions qui nous en foutent encore plein la vue ! Du pur divertissement qu’on ne va pas se cacher d’apprécier tellement c’est chié et impressionnant. En général dans ce genre de film tout est mis dans les images afin de masquer un scénario quelque peu indigent mais ici Chris Morgan a réussi à nous concocter un récit toujours intéressant et qui maintient notre intérêt même pendant les scènes de parlotes.Il a laissé une grande place à l’humour, parsemant son script de répliques cultes et de punchlines mais c’est surtout grâce à Tyrese que l’humour fonctionne, il est parvenu à déclencher l’hilarité dans toute la salle, Il est par ailleurs aidé par Ludacris qui ne se prive pas de le charrier, mais ce n’est pas le seul !

Quel plaisir de revoir tous ses acteurs une fois de plus réunis, il disent eux-mêmes, ils sont une famille, une famille qui nous met de suite de bonne humeur et qui a le mérite de vivre des aventures hors du commun. Vin Diesel est toujours impérial en Dom Torreto, chef de bande amateur de débardeur comme pour souligner au cas où on l’aurait oublier que monsieur à musculature avantageuse! Même constat pour l’omniprésent Dwayne Johsnon (Infiltré, G.I. Joe, Pain & Gain), flic imposant et nerveux qui montre une fois de plus que c’est un homme d’action. Il retrouve ici une nouvelle acolyte en la personne de Gina Carano, cette combattante de MMA reconvertie en actrice que l’on avait déjà vu dans Haywire de Steven Soderbergh.Elle confirme ici ses réels talents pour les arts martiaux, notamment lors d’un combat sans une gare contre Michelle Rodriguez. Cette dernière fait d’ailleurs son grand retour au sein de la franchise après son supposé décès, comment seront les retrouvailles avec Dom ? Pourquoi a t-elle disparu ? Que c’est-il passé ? Mystère et boule de gomme… . On retrouve également les couples Han-Giselle et Brian-Mia, toujours aussi attachants et radieux. Cette fois-ci l’étiquette bad guy revient à Luke Evans (Le Choc des Titants, Robin des Bois, Le Hobbit…) qui s’en sort plutôt bien, il a d’ailleurs comme sbire Joe Taslim, acteur indonésien remarqué dans The Raid de Gareth Evans l’année dernière, film d’action ultraviolent aux allures de jeu vidéo. On a même droit à un caméo de la chanteuse Rita Ora qui annonce une course !
Justin Lin est un véritable chef d’orchestre. Accompagné de son camarade d’écrite Chris Morgan ils ont mis en place le Fast & Furious le plus grandiose, le plus impressionnant, le plus jouissif de toute la saga. Le réalisateur soigne sa mise en scène et filme distinctement les différentes courses et combats et confèrent à l’ensemble une certaine intensité. La photographie sublime les paysages ensoleillés, les cascades, ainsi que la ville londonienne où se déroule principalement l’action. Après un sympathique générique d’ouverture s’illustrant par une rétrospective de la saga (et sous l’excellente musique We Own It de 2 Chainz et Wiz Khalifa), on nous montre que Fast & Furious est passé à un niveau supérieur, la scène finale le prouve d’ailleurs aisément. On rigole, on tremble, on vibre, on s’inquiète, on jubile, et au final on adore ! En plus d’être un choc visuel, Fast Six est joue également avec nos émotions, ce qui n’est pas pour déplaire. Dommage que Justin Lin ne rempile pas pour une 7ème aventure, lui qui a teinté ces deux derniers films d’une indéniable maestria et étant donné le degré d’excitation et de dinguerie que procure la scène post-générique, la pression pour le futur réalisateur, James Wan (Insidious) est énorme !
8,5/10
La bande-annonce :

Depuis qu’ils se sont rencontrés dans une soirée, Nat, jeune femme ambitieuse, et Josh, apprenti romancier, nagent dans le bonheur, malgré leurs différences. Car si Josh est plutôt du genre intellectuel, Nat est une fonceuse. Ce qui ne les a pas empêchés d’être réunis par un coup de foudre réciproque. Leur mariage est idyllique, même si personne – de leurs proches à leurs amis, jusqu’au pasteur qui officie – ne croit qu’il pourra durer… Surtout quand l’ex-petite amie de Josh, Chloe, et le charmant client américain de Nat, Guy, s’en mêlent… Alors que Josh et Nat s’apprêtent à fêter leur un an de mariage, aucun des deux ne veut être le premier à jeter l’éponge. Leur couple pourra-t-il résister aux pressions de toutes parts ?
Avoir écrit pour Sacha Baron Cohen sur Ali G, Borat, Brüno, Dan Mazer réalise son premier film, qui est de plus produit par les mecs du Journal de Bridget Jones et de Love Actually. A noter que le titre VO, I Give It a Year, donne clairement le ton du film contrairement au titre VF, Mariage à l’anglaise, où le complément ne sert qu’à souligner qu’il s’agit bel et bien d’une comédie anglaise, c’est-à-dire complètement déjantée. En même temps si on fait des recherches sur Dan Mazer, on peut aisément s’en douter.

Le film commence commence par le mariage de nos protagonistes, Nat (Byrne) et Josh (Spall) qui nagent dans le bonheur, vivent les heures les plus heureuses de leur vie et sont persuadés d’avoir trouvé la bonne personne. Ce n’est certainement pas l’avis de leur entourage, une de leurs amis va d’ailleurs dire pendant la cérémonie :”Je leur donne un an !”, on retrouve donc la provenance du titre original et ce qui va intervenir par la suite. En effet la suite de la vie de couple ne sera aussi rose qu’à leurs débuts, et cela, c’était sans compter le retour d’une mignonne petite ex de Josh, Chloe (Farris) et l’arrivée d’un nouveau client important à l’entreprise de Nat, Josh (Baker), un homme particulièrement séduisant.

Ici on s’amuse avec les codes de la comédie romantique, on les respecte tout comme on s’en affranchit : couple mal assorti, infidélités, repas romantique catastrophique, première nuit qui se transforme en plan à trois habillé, demande solennel de divorce… autant de situations inattendues qui s’avèrent être hilarantes, rythmées par des dialogues étonnamment vifs et qui font mouche à chaque moment. Une comédie bien trash remplie de répliques cultes et de pépites ! Dan Mazer a su trouver le casting adéquat pour nous faire passer un bon moment : on découvre une Rose Byrne bien différente que dans Insidious qui parvient aisément à dévoiler son potentiel comique, son mari Rafe Spall un peu looser sur les bords et écrivain victime de la page blanche est excellent dans son rôle à la fois comique et tendre. Cette tendresse on l’a retrouve également chez Anna Faris (Scary Movie) qui ne trimbale plus sa tignasse blonde par contre c’est toujours le cas de Simon Baker alias The Mentalist qui est ici toujours aussi classe et attrayant. Mention également aux seconds rôles mais surtout Stephen Merchant qui malgré ses apparitions limitées est tordant. Il se démarque par ses répliques potaches servies à un rythme sans relâche !

Mariage à l’anglaise est un hommage décalé au genre de la comédie romantique mais qui exprime également une volonté de bouleverser les codes du genres prédéfinis. Hilarante et servie par un casting de qualité, cette comédie britishement trash n’est pas dénuée de charme !
7/10
La bande-annonce :

Le réalisateur de King of New-York et de Bad Lieutenant revient en adaptant un sujet d’actualité qui a défrayé la chronique : l’affaire DSK. Le film se nomme Welcome To New-York et on retrouve Gerard Depardieu et Jacqueline Bisset dans le rôle du couple Strauss-Kahn.
Découvrez donc la sulfureuse bande-annonce de ce prochain long-métrage. C’est orgiaque, vous êtes prévenus !

Jon Banks est un psychiatre ambitieux. Quand une jeune femme, Emilie, le consulte pour dépression, il lui prescrit un nouveau médicament. Lorsque la police trouve Emilie couverte de sang, un couteau à la main, le cadavre de son mari à ses pieds, sans aucun souvenir de ce qui s’est passé, la réputation du docteur Banks est compromise…
Steven Sodergerh a anoncé plusieurs fois son envie d’arrêter le cinéma et de prendre sa retraite. Ce réalisateur éclectique et prolixe a été révélé grâce à Sexe, mensonges et vidéo en 1989 qui lui a valu la Palme d’or au Festival de Cannes, il présente d’ailleurs à ce même évènement cette année le téléfilm Behind the Candelabra (Ma vie avec Liberace en VF), en lice pour la Palme d’or et qui sera diffusé sur HBO. Il semble cette fois-ci que ce biopic porté par Michael Douglas et Matt Damon (Promised Land) soit son dernier film, mais concentrons nous sur son avant-dernier, un certain Effets Secondaires.

Premier point fort du film, son scénario qui est d’une très grande efficacité. Bien structuré et écrit il fait voyer le spectateur à travers les dimensions : on passe de l’idylle romantique et charnelle au thriller qui jongle entre ton médical pamphlétaire et violence psychologique, sans oublier la teinte policière et sociale car il y a effectivement une enquête. Une femme a assassiné son mari dans une phase de somnambulisme après avoir ingéré une pilule prescrite par son médecin. On se demande s’il s’agit des effets secondaires du médicament et à qui revient réellement la responsabilité de ce meurtre. Ce qui ne fait aucun doute c’est qu’après cette histoire, la réputation du médecin est clairement entachée.

Dans la lignée de Contagion, Soderbergh confère à son film une mise en scène sobre, sans artifice mais qui parvient aisément à insuffler une certaine tension, une certaine angoisse même. C’est très bien filmé et chaque plan à son utilité car il ajoute quelque en chose à chaque fois, nous transmet encore des choses. La caméra en profite également pour filmer des acteurs au top de leur forme : Rooney Mara déjà impressionnante dans Millenium prouve une fois de plus quelle est une actrice remarquable, elle joue à merveille le personnage d’Emily Taylor, femme énigmatique, troublante et dépressive. Elle en viendra à rencontrer le Dr Banks interprété par un Jude Law déterminé, toujours juste et efficace dans son jeu, qui lui même fera la rencontre du Dr Siebert joué par la séduisante Catherine Zeta-Jones, femme intelligente et manipulatrice qui a plus d’un tour dans son sac. Dommage que Channing Tatum ne puisse profiter de cette pluie d’éloges, ce dernier souffre quelque peu du syndrome GI Joe !

Au final, Effets Secondaires est un psycho-thriller réussi grâce à son scénario haletant aux nombreux rebondissements, sa réalisation à l’apparence simple mais qui parvient tout de même à instauré une certaine atmosphère, ainsi qu’un trio d’acteurs qui s’en sort aisément. Après le frénétique Haywire, l’inquiétant Contagion et le sexy Magic Mike, Steven Soderbergh finit sa carrière en beauté !
8/10
La bande-annonce :

Gravity est un film de science fiction réalisé par Alfonso Cuaron, a qui on doit entre autres le troisième volet de la saga Harry Potter ainsi que le dystopiques Les Fils de l’Homme avec Cliwe Owen (Shadow Dancer). Porté par George Clooney et Sandra Bullock, le film sortira chez nous le 23 octobre 2013. Profitez pour découvrir le résumé du film, son affiche, ainsi que sa première bande-annonce !
Le résumé :
Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky qui effectue son dernier vol avant de prendre sa retraite. Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l’univers. Le silence assourdissant autour d’eux leur indique qu’ils ont perdu tout contact avec la Terre - et la moindre chance d’être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d’autant plus qu’à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d’oxygène qu’il leur reste. Mais c’est peut-être en s’enfonçant plus loin encore dans l’immensité terrifiante de l’espace qu’ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre…
L’affiche du film :

La bande-annonce :

Cascadeur à moto, Luke est réputé pour son spectaculaire numéro du «globe de la mort». Quand son spectacle itinérant revient à Schenectady, dans l’État de New York, il découvre que Romina, avec qui il avait eu une aventure, vient de donner naissance à son fils… Pour subvenir aux besoins de ceux qui sont désormais sa famille, Luke quitte le spectacle et commet une série de braquages. Chaque fois, ses talents de pilote hors pair lui permettent de s’échapper. Mais Luke va bientôt croiser la route d’un policier ambitieux, Avery Cross, décidé à s’élever rapidement dans sa hiérarchie gangrenée par la corruption. Quinze ans plus tard, le fils de Luke et celui d’Avery se retrouvent face à face, hantés par un passé mystérieux dont ils sont loin de tout savoir…
Après le romantique Blue Valentine en 2011, le réalisateur Derek Cianfiance passe au polar avec The Place Beyond the Pines, film ayant une structure particulière. En effet on peut clairement scindé le film en trois parties. La première est concentrée sur Ryan Gosling qui interprète un cascadeur blond, tatoué et au physique avantageux nommé Luke Glanton, connu également sous le nom de Handsome Luke lorsqu’il prend en main son bolide à fin d’effectuer son numéro du “globe de la mort”. Ce premier personnage central est introduit par un plan-séquence remarquable.
A la fin de son numéro il croise une vieille connaissance du nom de Romina, serveuse avec laquelle il a eu une aventure d’un soir. Ce qu’il ignore c’est qu’elle a par la suite donné naissance à un fils et qu’elle a refait sa vie avec un certain Kofi (Mahershala Ali). En apprenant qu’il est père Luke va sombrer dans la délinquance et se mettre à braquer plusieurs banques pour subvenir aux besoins de sa famille. Difficile de ne pas penser à Drive en le voyant car les deux personnages sont des cascadeurs mystérieux et occasionnellement violents. De loin la meilleure partie de ce triptyque grâce à de vertigineuses séquences de course en moto, une tension palpable que l’on retrouve également lors des braquages mais surtout grâce à un Ryan Gosling formidable, terriblement efficace et à la nonchalance fascinante. L’alchimie qu’il forme avec Eva Mendes déborde de sincérité et cette dernière parvient réellement à émouvoir.

La seconde partie quant à elle est centrée sur l’officier de police Avery Cross (Bradley Cooper). Ambitieux, ce policier prend son boulot très à coeur et veut sans cesse progresser, lui qui est en service depuis 6 mois seulement. Au bureau on le voit comme un héros, lui ne se sent pas de tel, il est encore touché par sa rencontre avec Luke à la fin de la première partie. Clairement opposés , l’un est flic l’autre un criminel, ils ont quand même des points communs : ils sont tous deux pères d’un enfant en bas âge. Sauf que pour Avery sa femme est toujours auprès de lui et pas d’un autre, femme jouée par une Rose Byrne (Insidious) impeccable malgré ses apparitions limitées.
Cette recrue est devenue le poulain des anciens officiers, qui l’entraîne dans des affaires officieuses et pas toujours légales. Malgré la pression sur ses épaules il en viendra quand même à lutter contre sa hiérarchie et à dénoncer les torts de ses collègues, il apprendra que le crime ne se situe pas toujours au dehors mais également au sein du nid qui t’as formé. Même s’il ne monopolise pas autant l’attention que Ryan Gosling, Bradley Cooper livre tout de même une prestation très efficace, prouvant une fois de plus qu’il peut facilement s’illustrer dans un rôle sérieux.

La troisième partie introduit une ellipse de 15 ans et cette fois-ci elle n’est pas concentrée sur un mais bien deux personnages : il s’agit des fils respectifs de Luke et de Avery, nommés Jason (Dane DeHaan, révélation de Chronicle) et Avery Junior (Emory Cohen) . Ce sont également deux personnages antagoniques : Jason vit confortablement avec ses deux parents et sa petite soeur alors que AJ, ado transgresseur au comportement impulsif est en conflit avec ses parents, qui de plus divorcent. L’un n’a jamais vu son père et veut en savoir plus sur sa vie, l’autre désire vivre chez lui mais ne fait pas de réels efforts pour maintenir une solide relation avec lui. La relation père fils est encore plus illustré ici, et notamment le thème de l’hérédité, des choix et des influences qu’ils peuvent transmettent à leur progéniture.

On pourrait dire que Derek Cianfrance réalise une tragédie tant les notions de destin et de fatalité se font ressentir. Une tragédie intense, poignante, passionante car brillamment écrite. Sa mise à la fois stylisée et prodigieuse confère à des plans d’une rare beauté. Il a tenu a filmer le plus possible dans des décors réels, donnant à l’ensemble une forte tonalité naturaliste. Même le titre est une métaphore du lieu de l’action, la ville de Schenectady, ce lieu au delà des pins. Ce ne sont pas seulement des personnages que l’on a voulu dépeindre, mais également une société, un environnement particulier où se déroule de nombreux événements qui les touchent et les concernent indéniablement. La bande originale est un petit bijou, une musique tendre qui parvient à insuffler une certaine tension. The Place Beyond the Pines est un grand film, une véritable claque !
8,5/10
La bande-annonce :

Mia a déjà connu pas mal de galères dans sa vie, et elle est décidée à en finir une bonne fois pour toutes avec ses addictions. Pour réussir à se sevrer de tout, elle demande à son frère David, sa petite amie Natalie et deux amis d’enfance, Olivia et Eric, de l’accompagner dans la cabane familiale perdue au fond des bois. Dans la cabane isolée, les jeunes gens découvrent un étrange autel, et surtout un livre très ancien, dont Eric commet l’erreur de lire un passage à haute voix. Les plus épouvantables des forces vont se déchaîner sur eux…
L’année 2013 marque le grand retour de Evil Dead au cinéma après 21 ans d’absence ! Mais attention il ne s’agit pas d’un Evil Dead 4 ou encore de L’Armée des Ténèbres 2 (mais ce projet verra le jour, soyez patients !) mais bien d’un remake du film original et même d’un reboot de la franchise horrifique. On sait déjà qu’une suite est prévue, toujours réalisée par Fede Alvarez, cinéaste uruguayen remarqué pour son court-métrage Panic Attack ! en 2009. Son premier long-métrage est produit par Sam Raimi; Bruce Campbell et Robert G Tapert, qui sont respectivement le réalisateur/scénariste, l’acteur principal et le producteur de la trilogie originale !

Adieu Ash ! Ce nouvel Evil Dead en profite pour introduire de nouveaux personnages : David, Eric, Mia, Olivia et Natalie. Regardez bien la première lettre de chaque prénom, elle forme le mot DEMON ! On nous met déjà dans l’ambiance avec cet acrostiche dissimulé. Nos 5 amis ont donc rendez-vous dans une cabane perdue en forêt, cabane qui appartient à la famille de David et Mia, qui sont par ailleurs frère et soeur. Cette bicoque de bois à tout de l’édifice abandonné où l’on imagine à sa simple vue que quelque chose d’effroyable s’est produit auparavant et cela crée déjà une certaine atmosphère que l’on attendait. On retrouve la fameuse trappe qui mène vers le sous-sol où sont entreposés cadavres d’animaux, fusil et à pompe et bien évidemment le Necronomicon , autrement dit Le Livre des Morts. Eric n’a pas trouvé meilleur idée que de l’embarquer avec lui dans sa chambre pour tenter de le déchiffrer, il prononcera une incantation à voix haute et invoquera (malgré les avertissements écrits) les esprits maléfiques : “ Kanda. Estrata. Amantos. Ilres. Lagt. Nousferatus .Kanda. Amantos. Kanda ! ” Bah bravo Eric, tu viens de nous foutre dans une sacrée merde !

Fede Alvarez reprend le procédé de la caméra en vue subjective pour faire venir la mort vers la résidence. C’est à partir de ce moment là que les ennuis vont commencer pour nos protagonistes, il était temps d’ailleurs car le début du film est assez mou. Ce qu’on imagine qu’il a pu se produire dans cette cabane se produit réellement, c’est-à-dire une tuerie générale. Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus il s’agit d’une véritable boucherie où l’utilisation du faux sang est poussée à son paroxysme. Evil Dead ne lésine aucunement sur l’hémoglobine et pour notre plus grand plaisir. De l’hémoglobine bien rouge et pas aux diverses couleurs fantaisistes comme dans les films de Sam Raimi ! L’expression bain de sang n’a jamais été aussi littérale, surtout lors de la séquence finale : c’est l’orgie, l’apothéose, le grand carnaval ! Jouissif et sanguinolent à souhait, on en redemande !

L’affiche française dit “Vivez l’expérience cinématographique la plus terrifiante”. J’accuse… !! C’est gore certes, mais Evil Dead n’est certainement pas un film terrifiant, il aurait été efficace pour un film qui utilise pas moins de 25000 litres de faux sang de jouer sur la violence psychologique et d’offrir aux spectateurs quelques sursauts et autres frissons qui ne font qu’intensifier l’expérience ! Autre bémol, il régnait dans la trilogie de Sam Raimi un indéniable second degré porté vers le comique, ton qu’on ne retrouve pas vraiment chez Alvarez. Enfin, le scénario bien que prévisible à le mérite d’effectuer un jeu de piste avec le spectateur afin de déterminer quel personnage sera le nouveau Ash, notamment en jouant avec l’histoire du bras coupé !

Malgré le manque d’épouvante et d’humour, Fede Alvarez réalise un reboot plutôt efficace, stylisé, groovy et merveilleusement gore, le tout sans effets spéciaux. On a hâte de voir une sequel et une nouvelle franchise se concrétiser, surtout quand on sait que Sam Raimi travaille sur la suite de L’Armée des Ténèbres. On va en bouffer du Evil Dead !
7/10
PS: Un peu à la manière des films Marvel, Evil Dead possède une séquence post-générique ! Restez donc encore un peu à la fin de la projection !
* Scènes d’une violence insoutenable sous un rythme haletant

Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?
2008 était l’année du commencement pour les studios Marvel, l’année de la création du Marvel Cinematic Universe, amorçé par Iron Man, premier film de la Phase 1 nommée Avengers Assembled. Comme l’annonce le titre le but était de réaliser une série de films mettant en scène les différents Vengeurs : Iron Man de Jon Favreau et L’incroyable Hulk de Louis Letterier en 2008, Iron Man 2 en 2010, Thor de Kenneth Branagh et Captain America : First Avenger en 2011. Arrive enfin en 2012 l’alliance ultime : Avengers de Joss Wheddon. A noter que seul l’homme de fer a eu droit à deux aventures solos dans une seule et même phase. En 2013, Tony Stark à encore l’honneur d’inaugurer la Phase 2 et d’être également le premier film de super-héros de l’année !

Dans Iron Man 3, on retrouve un Tony Stark quelque peu différent, changé. Il passe désormais la majorité de son temps à confectionner de nouvelles armures, au grand dam de sa fiancée Pepper Potts car cela les éloigne et ne fait que renforcer les tensions au sein du couple. En réalité notre milliardaire est encore traumatisé par les événements survenus à New-York dans Avengers, il est stressé, insomniaque, en proie à des crises d’angoisses. Il ne trouve réconfort et sécurité qu’à l’intérieur ou au près de ses prototypes. Ce cas de figure permet de dévoiler une nouvelle facette du personnage, émouvant et plus que jamais attacher à ses proches.

La réalisation de ce troisième opus a été confiée à Shane Black, connu entre autres pour être le scénariste de L’Arme Fatale, Le Dernier Samaritain ou encore Last Action Hero, ainsi que le réalisateur de Kiss Kiss Bang Bang. Cet habitué du film d’action ne ternit pas sa réputation, il nous offre des scènes d’actions nerveuses aussi bien sur terre, avec des fusillades et du combat rapproché, que dans les airs avec les armures made in Stark, qui permettent de déployer toute la puissance des effets spéciaux. Les scènes les plus mémorables restent celle de la destruction de la maison de Tony Stark et du combat final où est déployée une armada de combinaisons prêtent à l’emploi et à affronter l’ennemi. C’est un feu d’artifices jubilatoires, un festival d’effets pyrotechniques pétardant dans tous les coins comme saurait le faire Michael Bay !

Même si la bande-annonce donnait l’impression d’un film plus sombre que ces prédécesseurs, cet opus est probablement le plus drôle de la trilogie. En effet Shane Black prend un malin plaisir à jongler entre film d’action, épopée dramatique et film comique. Habitué de films d’actions, il n’en est pas moins un habitué de la comédie ! Les nombreuses vannes viennent agréablement combler le film et apportent une nouvelle fraîcheur aux aventures de l’homme de fer. Outre l’action et l’humour, plusieurs éléments ou détails significatifs nous rappelle sa filmographie antérieure, et notamment Kiss Kiss Bang Bang (où jouait déjà RDJ) par le côté buddy movie, la narration ou encore divers clins d’œils plus ou moins volontaires qu’on se réjouit d’avoir repérer. Ceux qui s’inquiétaient de voir un The Iron Man Rises seront soulager !

Si les fans d’Iron Man, cinématographiquement parlant, risquent d’être conquis, il y a des chances pour que ceux des comics le soient moins. En effet, le scénario prend quelques libertés et disons-le, désacralise le personnage du Mandarin souvent considéré comme le pire ennemi d’Iron Man. On ne veut pas à Ben Kingsley bien sûr, il est très bien dans son rôle, mais il aurai été encore mieux si son traitement avait été plus fidèle aux bande dessinées car ça lui aurait donner un côté impérial. Heureusement que pour rattraper le coup il y a le docteur Aldrich Killian, un ex geek binoclard chevelu métamorphosé en gentleman redoutable prêt à prendre sa revanche sur ce monde qui ne l’a pas traité à sa juste valeur. Guy Pearce est très convaincant dans son rôle, alliant classe et impitoyabilité. On retrouve également au casting un Don Cheadle toujours impeccable ainsi la jolie Gwyneth Paltrow qui obtient (enfin!) un rôle dans l’intrigue plus important que dans les deux précédents volets.

En confiant la réalisation à Shane Black, les studios Marvel nous offrent le meilleur opus de la saga, grâce à son scénario ambitieux, drôle et plein de rebondissements, sa mise en scène dynamique et ses scènes d’actions à la fois épiques et spectaculaires. Sans oublier Robert Downey Jr et sa classe légendaire qui prouve une fois de plus qu’il est bel et bien l’homme de fer !
8/10
PS : pour les newbies ou ceux qui l’aurait oublier, il y a toujours une scène post-générique dans les films du Marvel Cinematic Universe. Restez jusqu’à la fin ! ;)
La bande-annonce :

Lorsque la caverne où ils vivent depuis toujours est détruite et leur univers familier réduit en miettes, les Croods se retrouvent obligés d’entreprendre leur premier grand voyage en famille. Entre conflits générationnels et bouleversements sismiques, ils vont découvrir un nouveau monde fascinant, rempli de créatures fantastiques, et un futur au-delà de tout ce qu’ils avaient imaginé. Les Croods prennent rapidement conscience que s’ils n’évoluent pas… ils appartiendront à l’Histoire.
En 2012, les studios d’animation DreamWorks sortaient Les Cinq Légendes, sorte d’Avengers animé où les mythes de notre enfance étaient de la partie afin de lutté contre le Croque-Mitaine. Malgré un potentiel visuel énorme et un bad guy très convaincant, le film a été un échec commercial. Le studio enregistrait une perte nette de 36,4 millions de dollars, une première en 9 ans. Cela n’a pas découragé les studios de mettre en oeuvre un nouveau film d’animation, Les Croods, qui est cette fois-ci distribué par 20th Century Fox. La société a notamment distribué la série L’Âge de Glace qui mettaient en scène des animaux préhistoriques.

Ici on suit le quotidien d’une famille néandertalienne, dirigée par le père de famille surprotecteur Grug et dont la devise est “ne jamais pas avoir peur”. Tout ce qui est différent et nouveau est mauvais, on préfère se cantonner à l’obscurité de la grotte, lieu où l’on dessine sur les murs et raconte des histoires. La séquence d’ouverture qui s’illustre par une importante course-poursuite annonce parfaitement le ton du film : dynamique, épique, rempli d’aventures et d’humour. Elle permet en même temps de faire le portrait du reste de la famille : la mère Ugga bienveillante, le fils Thunk un peu bêta, la grand-mère Gran très blagueuse, le bébé Sandy qui se comporte comme un animal sauvage et surtout Eep, l’adolescente qui contrairement à sa famille rêve de voyager et de s’amuser. S’était sans compter les catastrophes naturelles qui surviendront et bouleverseront totalement la vie de la famille Croods ainsi que la rencontre avec l’intrépide Guy, qui avait déjà prévu cette fin du monde. Une belle brochette de personnages pétillants et auxquels on s’attache vite.

Ces bouleversements sismiques vont délivrer un nouvel univers merveilleux, coloré et somptueux, l’animation est vraiment de qualité, les images déjà époustouflantes sont sublimés par certains plans vraiment agréables à l’œil On découvre également une multitude de créatures et d’animaux fantastiques, souvent croisés (ex. éléphant aux couleurs de girafe), qui créent un monde préhistorique inédit et atypique, que l’on apprécie d’observer sous une musique bien entraînante. Une fable comique, émouvante, référencée et vivace, qui n’oublie pas d’aborder des thèmes bien actuels.
8/10
La bande-annonce :

Steve Butler, représentant d’un grand groupe énergétique, se rend avec Sue Thomason dans une petite ville de campagne. Les deux collègues sont convaincus qu’à cause de la crise économique qui sévit, les habitants ne pourront pas refuser leur lucrative proposition de forer leurs terres pour exploiter les ressources énergétiques qu’elles renferment. Ce qui s’annonçait comme un jeu d’enfant va pourtant se compliquer lorsqu’un enseignant respecté critique le projet, soutenu par un activiste écologiste qui affronte Steve aussi bien sur le plan professionnel que personnel…
15 ans après l’oscarisé Will Hunting en 1997, le réalisateur Gus Van Sant retrouve avec Promised Land l’acteur Matt Damon, qui co-écrit le scénario avec John Krasinki. Ces derniers qui se sont associés pour l’écriture du script se retrouvent adversaires dans le film : Matt Damon (Steve) interprète un représentant d’un grand groupe énergétique nommé Global, qui tente de convaincre les habitants d’un village de les laisser forer leurs terres pour récupérer du gaz de schiste en insistant sur le fait qu’ils pourront toucher plusieurs millions de dollars, John Krasinki quant à lui joue le rôle d’un activiste écologique de l’organisation Athena, qui mettra tout en oeuvre pour empêcher l’action de Global, nuisible pour l’environnement.

Sans être excessivement moralisateur, le filmparvient à faire réfléchir, poser de réelles questions sur la sauvegarde de l’environnement, l’avenir énergétique du gaz de schiste et du forage dans notre société et ses potentiels dangers quant à son utilisation, dangers pour la terre mais également pour les animaux qui y vivent. Promised Land est au final est un thriller satirique plutôt efficace, grâce à son récit bien ficelé, sa réalisation épurée et surtout l’affrontement aussi bien professionnel que moral entre Matt Damon et John Krasinki, qui en plus des autres acteurs (et notamment Frances McDormand) offrent de bonnes prestations. On regrette cependant que malgré un twist intéressant, une fin quelque peu décevante