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Ant-Man

About Alex

Camp X-Ray

Dead Snow 2: Red vs. Dead

The Equalizer

Frank

The Frontier

Hector and the Search For Happiness

Jessabelle

Le Juge (The Judge)

Paddington

The Pyramid

The Theory of Everything

Balade entre les tombes (A Walk Among the Tombstones)

Young Ones

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  • New-York Melody (Begin Again)
  • Ecrit et réalisé John Carney
  • Avec Keira Knightley, Mark Ruffalo, Adam Levine, Hailee Steinfeld, James Corden, CeeLo Green, Catherine Keener, Mos Def
  • Etats-Unis, 30 juillet 2014, 1h44
  • Comédie dramatique, Musical, Romance

Gretta et son petit ami viennent de débarquer à NYC. La ville est d’autant plus magique pour les deux anglais qu’on leur propose de venir y vivre pleinement leur passion : la musique. Le rêve va se briser et l’idylle voler en éclat quand, aveuglé par la gloire naissante, il va la plaquer pour une carrière solo et… une attachée de presse. 
Ses valises prêtes et son billet de retour pour Londres en poche, elle décide de passer une dernière nuit à New York avec son meilleur pote. Ce dernier l’emmène dans un pub, la pousse sur scène et la force à chanter. Dans la salle un producteur s’adonne à sa plus dangereuse passion : l’alcool. Revenu de tout, du succès et de sa gloire passée, amer, rancunier, il a perdu le fil de sa vie,… Et soudain il entend cette voix, découvre cette grâce, ce talent brut et authentique… Une rencontre enchantée qui pourrait finir en chansons…

Bassiste du groupe de rock irlandais The Frames de 1990 à 1993, John Carney s’est tourné vers le cinéma en 2001 avec le drame On the Edge porté par Cillian Murphy. Mais c’est seulement en 2007 qu’il se fait connaître du grand public grâce à la pépite musicale et romantique Once, véritable succès critique et public qui a rapporté plus de 20 millions de dollars pour un budget de seulement 150 000$. 7 ans plus tard, le réalisateur concilie une nouvelle fois cinéma et musique avec New-York Melody (Begin Again), un nouveau film produit entre autres par Judd Apatow (40 ans: Mode d’emploi).

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" Happiness Melody "

A l’instar de Once, John Carney a une nouvelle fois décider de nous conter la rencontre musicale et affective entre un homme et une femme. Mais comme le titre du film l’indique, l’action a lieu cette fois-ci à New-York. Dans un bar, une jeune et jolie chanteuse prénommée Gretta (Keira Knighley) est poussée contre son gré par son meilleur ami (James Corden) a elle aussi se produire sur scène. Le public n’est malheureusement pas très réceptif, à l’exception d’un homme, Dan (Mark Ruffalo, Insaisissables), visiblement sous le charme. Si nous découvrons ces personnages sur le vif, le réalisateur n’oublie pas de nous éclairer un peu plus sur leur personne au travers de flash-backs pour le moins révélateurs. Dan est un producteur sur le déclin et alcoolique qui se fait renvoyer de son label par son associé (Mos Def) et se dispute avec son ex-femme (Catherine Keener) au sujet de leur fille (Hailee Steinfeld, 3 Days to Kill) avec qui l’entente n’est pas plus cordiale. C’est après cette journée quelque peu mouvementée qu’il se rend dans ce fameux bar et se retrouve littéralement fasciné par la prestation de Gretta et insuffle une nouvelle saveur au morceau en imaginant quels instruments autre que sa guitare pourraient le transformer en véritable tube.

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Le flash-back de Gretta quant à lui nous apprend qu’elle s’est auparavant installé à New-York en compagnie de son petit-ami musicien Dave Kohl (Adam Levine). Le couple filait alors le parfait amour jusqu’au jour où son homme la trompe avec son attachée de presse lors d’une tournée à Los Angeles. Inconsolable et remontée, Gretta envisage de rentrer en Angleterre et est donc persuadée de passer sa dernière soirée dans ce bar. Elle ne s’attendait sûrement pas à croiser le chemin d’un producteur qui n’a plus rien à perdre et qui désormais ne jurera plus que par elle. Convaincu de tenir là le talent de demain, il propose alors de lui produire un album non pas en studio, mais bel et bien dans les rues de New-York.

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Tous deux menaient un train de vie qui les satisfaisaient pleinement avant qu’une griffure d’ordre professionnel et sentimentale viennent briser leur équilibre. Dan et Gretta sont deux âmes fragiles et désillusionnées qui vont tirer de leur rencontre un élan d’espoir et tisser tout au long du film une puissante relation régie par un même amour pour la musique. Plus qu’une rencontre artistique, ces deux-là vivent une véritable renaissance admirablement retranscrite à l’écran par Keira Knighley et Mark Ruffalo. En effet les deux comédiens interprètent leur rôle à la perfection et habitent littéralement leur personnage respectif. En plus livrer des performances plus qu’honorables, ils affichent une alchimie et une complicité des plus tangibles les rendant terriblement attachants.

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Sans surprise, le gros point fort du film réside dans sa bande-son pour le moins prodigieuse. Intenses, harmonieuses et magnifiques, les musiques de New-York Melody nous touchent, nous font vibrer et nous placent au cœur d’une odyssée musicale où transpirent l’élégance, la passion et l’émotion. Si l’on ne s’étonne pas de voir Adam Levine chanter (leader des Maroon 5) on est agréablement surpris de voir Keira Knighley se prêter à l’exercice, et avec talent de surcroît. Le musicien CeeLo Green est également de la partie mais seulement pour un rôle comique, il interprète cependant une chanson disponible sur la bande-originale du film.

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Ruelle, quai de métro, toit d’immeuble, aucun lieu n’échappe à Dan, Gretta et leur nouvelle troupe de musiciens lors de la conception du disque. John Carney sublime à travers sa caméra le moindre environnement et le charme de la ville de New-York opère à chaque instant, on a l’impression d’être transportés au cœur même de la Grosse Pomme et d’y ressentir toute l’essence et toutes les vibes qu’elles dégagent. L’immersion est d’ailleurs renforcée par l’utilisation de la caméra à l’épaule qui en plus d’insuffler un style documentaire fait qu’on se sent toujours proches des personnages et de leurs émotions.

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Rock star tombé dans les dérives du succès, manque d’argent nécessaire à produire une démo, producteurs exigeants, véreux ou sur le déclin, impact de la vie professionnelle sur la vie privée, le film propose un regard sur l’industrie musicale d’aujourd’hui sans pour autant adopter un ton moralisateur. On nous parle également de l’essor des nouveaux talents, des projets, rencontres et aventures nées grâce à la passion de la musique, cet art qui ne sert pas seulement à divertir mais aussi à raconter et transmettre quelque chose. New-York Melody s’appuie donc sur un scénario bien ficelé et passionnant qui n’oublie pas de délivrer un message.

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Un concert enivrant, romantique et passionné, une aventure humaine, drôle et bouleversante, un feel-good movie authentique et rafraîchissant, New-York Melody est une excellent film porté par les irrésistibles Keira Knighley et Mark Ruffalo.

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Les plus

  • Keira Knighley
  • Mark Ruffalo
  • Les musiques
  • La réalisation
  • Une bouffée d’air frais

Les moins

  • Petites incohérences

8,5/10

La bande-annonce:

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  • The Raid 2 (The Raid 2: Berandal)
  • Ecrit et réalisé par Gareth Evans
  • Avec Iko Uwais, Arifin Putra, Oka Antara, Tio Pakusadewo, Alex Abbad, Julie Estelle, Yayan Ruhian, Very Tri Yullisman, Kenichi Endo, Ryuhei Matsuda, Cecep Arif Rahman
  • Indonésie, 23 juillet 2014, 2h30
  • Action, Arts Martiaux, Thriller, Drame
  • INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS AVEC AVERTISSEMENT

Après un combat sans merci pour s’extirper d’un immeuble rempli de criminels et de fous furieux, laissant derrière lui des monceaux de cadavres de policiers et de dangereux truands, Rama, jeune flic de Jakarta, pensait retrouver une vie normale, avec sa femme et son tout jeune fils…. Mais il se trompait. On lui impose en effet une nouvelle mission : Rama devra infiltrer le syndicat du crime, où coexistent dans une sorte de statu quo mafia indonésienne et yakusas. Sous l’identité de « Yuda », un tueur sans pitié, il se laisse jeter en prison afin d’y gagner la confiance d’Uco, le fils d’un magnat du crime indonésien - son ticket d’entrée pour intégrer l’organisation. Sur fond de guerre des gangs, il risquera sa vie dans un dangereux jeu de rôle destiné à porter un coup fatal à l’empire du crime.

Sorti en 2011, The Raid nous invitait à suivre le raid mené par une unité d’élite contre un baron de la drogue qui logent avec ses employés dans un immeuble désaffecté au cœur de Jakarta. Une histoire qui n’avait rien d’extraordinaire mais une énergie folle déversée dans des scènes d’actions brutales et incroyablement badass ainsi qu’une mise en scène aussi virevoltantes qui l’ont définitivement érigé au statut de film culte. 3 ans plus tard, le réalisateur Gareth Evans fait un nouveau cadeau à tous les amoureux de film d’action, un cadeau intitulé The Raid 2 !

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" Kick-Ass 2 "

Lorsqu’on réalise un premier épisode aussi efficace, l’annonce et la mise en chantier d’un second volet plongent souvent les fans dans une position ambivalente, alors tiraillés entre l’excitation et la crainte d’une suite inférieure en qualité et/ou se contentant de reprendre la recette du premier sans faire preuve d’une quelconque originalité. Une erreur que The Raid 2 a eu la bienveillance de ne pas commettre, faisant preuve d’une ambition salutaire aussi bien sur le plan scénaristique que visuel. Conscient des enjeux relativement maigres du premier opus, Gareth Evans a vu les choses en grand pour cette suite et propose une intrigue beaucoup plus dense et élaborée qui l’éloigne du simple actioner bourrin pour s’ériger en tant que véritable film de gangsters. En effet après l’épuisant raid mené par Rama (Iko Uwais) et ses coéquipiers dans cette dangereuse citadelle, ce dernier se voit quelques heures plus tard confier une nouvelle mission, consistant cette fois-ci à infiltrer la pègre locale. Un nouveau défi où il va devoir faire des sacrifices comme devoir quitter sa femme qui vient juste d’accoucher et devoir passer par la case prison afin de gagner la confiance d’Uco (Arifin Putra), le fils d’un magnant du crime indonésien (Tio Pakusadewo). Une fois sorti cet un tout nouveau monde qui s’ouvre à notre jeune flic, un monde où violence, règlements de compte et conquête du pouvoir sont les maîtres mots. Se dresse alors devant nous une véritable odyssée mafieuse à la fois intense et dangereuse et qui nous permet de faire la connaissance de nouvelles gueules charismatiques animant cette rivalité entre la mafia indonésienne et les yakuzas.

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Si je me suis personnellement réjoui de savourer ce Raid 2 comme un polar, il n’est pas étonnant que certains n’aient pas été aussi enthousiaste quant à ce changement de ton pour le moins conséquent. Le premier épisode était un film d’action bourrin qui allait droit au but alors que cette suite prend le temps de développer une intrigue se voulant plus sérieuse, cohérente et tendue et qui s’étend donc sur 2h30. Mais peu importe la catégorie dans laquelle nous nous trouvons car si nous allons voir The Raid 2, c’est pour étancher notre désir insatiable de s’en prendre plein les mirettes grâces aux démonstrations endiablées d’arts martiaux promises. Ultra-spectaculaire, ultra-jouissif, ultra-violent, les qualificatifs sont loin de manquer lorsqu’il s’agit de décrire ce ballet impétueux et magnifiquement chorégraphié qui prend vie sous nos yeux, dégageant une aura sanguinolente et animale qui ne laisse absolument pas indemne. Un spectacle pour le moins jubilatoire qui gagne en piquant grâce aux personnages souvent en possession d’une arme qu’ils maîtrisent à la perfection, donnant l’illusion de voir s’affronter des boss de jeux-vidéo. Une impression ressentie grâce aux personnages de Julie Estelle, Very Tri Yulisman et Yayan Ruhian, maniant respectivement l’art du marteau, de la batte de base-ball et de la machette, promettant de nombreuses séquelles à ceux qui ont osé se poser sur leur chemin. On peut également citer le personnage de Cecep Arif Rahman, semblable à un boss final de jeu de combat qui lui fait preuve d’une force dévastatrice seulement avec ses poings

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Non content d’assouvir les fantasmes les plus fous des amoureux de baston dans une ambiance mafieuse, Gareth Evans monte également d’un cran en matière de mise en scène. Si les scènes d’actions sont si agréables à suivre, outre l’incroyable aisance des comédiens, c’est également parce qu’elle sont incroyablement bien filmées, profitant de l’inventif sens du cadre et de l’intelligent découpage du réalisateur qui livre ici un travail minutieusement réfléchi et redoutablement efficace. L’immersion est renforcée par une caméra en mouvement, littéralement actrice de l’action et qui offre quelques plans-séquences de toute beauté, ainsi qu’une musique percutante parfaitement en adéquation avec les images délivrées sous nos yeux. Cour de prison boueuse, toilettes, couloirs, cuisine, rame de métro ou encore voiture, le réalisateur gallois multiplie les environnements et se les approprie totalement en démontrant sa parfaite gestion de l’espace, pouvant alors ajouter le même degré d’intensité lors d’un combat ayant lieu dans un espace plus ou moins restreint ou lors d’une course-poursuite déjantée sur l’autoroute. Une ambiance et une maestria visuelles impeccables qui berce pas seulement les scènes d’action mais bien l’intégralité du film, s’abreuvant également de beaux effets de couleurs.

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Plus abouti au niveau du scénario, plus sauvage au niveau des scènes d’action et plus maîtrisé au niveau de la mise en scène, The Raid 2 s’impose définitivement comme un film culte mais également comme un des meilleurs films d’actions jamais réalisés. Malgré les nombreuses influences qui nous viennent à l’esprit pendant le visionnage (Tarantino, Winding Refn, Scorsese, Park Chan-wook…), ce long-métrage viscéral porte indéniablement la patte ultra-stylisée de son réalisateur Gareth Evans dont nous attendons le prochain film de pied ferme !

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Les plus

  • Scénario plus ambitieux
  • Ultra-spectaculaire
  • Violent à souhait
  • La réalisation
  • La musique
  • Le casting
  • Le combat final

Les moins

  • Une durée qui peut rebuter

9/10

La bande-annonce:

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Kill the Messenger

Les Gardiens de la Galaxie (Guardians of the Galaxy)

Two Night Stand

The Hateful Eight

Before I Go to Sleep

Birdman

Whiplash

Revenge of the Green Dragons

Rudderless

La Nuit au Musée 3: Le Secret des Pharaons (Night at the Museum 3: Secret of the Tomb)

Ninja Turtles (Teenage Mutant Ninja Turtles)

This is Where I Leave You

God’s Pocket

Liens B.A. sur titres !

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Le 4e épisode de la saga Transformers a beau s’appeler L’Âge de l’Extinction, les résultats au box-office sont quant à eux en plein expansion. Le nouveau long-métrage de notre pyrotechnicien préféré Michael Bay devient en effet le premier film de 2014 à dépasser le milliard de dollars au box-office mondial !

À l’heure à laquelle j’écris cette info, les recettes mondiales sont d’1 004 966 000 dollars. Un score hallucinant d’autant plus que le film n’a aujourd’hui rapporté a peine plus de 241 millions de dollars aux Etats-Unis (le budget du film étant de 210 millions, le bénéfice n’est que de 31 millions de dollars). Un succès que l’on doit surtout grâce aux sorties à l’international et particulièrement en Chine où le film a récolté plus 300 millions de dollars, confirmant alors sa position de film le plus rentable du pays. Le fait d’engager des acteurs et sponsors chinois et d’avoir tourné une partie du film à Hong Kong a sans aucun doute contribué à ce véritable phénomène de masse.

Après avoir accueilli l’équipe d’Iron Man 3 pour tourner des scènes supplémentaires et favoriser la mise en chantier d’un Pacific Rim 2 suite à ses excellents résultats, la Chine affirme décidément son statut d’eldorado pour les blockbusters américains

WHO’S THE BOSS ?

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La critique du film ici !

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  • La Planète des Singes: L’Affrontement (Dawn of the Planet of the Apes)
  • Réalisé par Matt Reeves
  • Ecrit par Mark Bomback, Rick Jaffa et Amanda Seyfried
  • Avec Andy Serkis, Jason Clarke, Gary Oldman, Keri Russell, Toby Kebell, Kodi Smit-McPhee
  • Etats-Unis, 30 juillet 2014, 2h11
  • Science-fiction, Action, Drame, Thriller

Une nation de plus en plus nombreuse de singes évolués, dirigée par César, est menacée par un groupe d’humains qui a survécu au virus dévastateur qui s’est répandu dix ans plus tôt. Ils parviennent à une trêve fragile, mais de courte durée : les deux camps sont sur le point de se livrer une guerre qui décidera de l’espèce dominante sur Terre.

Prévu dans nos salles pour le 30 juillet 2014, La Planète des Singes: L’Affrontement est la suite de La Planète des Singes: Les Origines, excellent reboot de la franchise cinématographique qui rappelons-le, est adaptée du roman de l’écrivain français Pierre Boulle, à qui l’on doit également Le Pont de la Rivière Kwaï. Jugeant les délais de production trop courts, Rupert Wyatt ne rempile par pour cette sequel puisque nous retrouvons aux commandes le réalisateur de Cloverfield et de Laisse-moi entrer, j’ai nommé Matt Reeves. Avons-nous affaire à un deuxième opus aussi réussi que le premier ?

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" Man VS Ape "

Dans La Planète des Singes: Les Origines, le scientifique Will Rodman (James Franco, Spring Breakers, C’est la fin) et la compagnie Gen-Sys tentaient de développer un remède contre la maladie d’Alzheimer, en résulte le rétrovirus ALZ-112 et sa version améliorée ALZ-113. S’il s’est avéré que le produit augmentait considérablement les facultés cognitives des singes qui servaient de cobayes, il était en revanche hautement toxique pour l’Homme. Le film s’achevait d’ailleurs sur une image terrifiante où un pilote d’avion contaminé s’apprêtait à embarquer. On comprenait alors que le virus allait se répandre partout à travers le globe, comme nous le confirme justement l’introduction de L’Affrontement qui témoigne des ravages de cette épidémie au cours d’une décennie. San Francisco est alors scindé en deux camps: les humains qui vivent dans une ville désaffectée et les singes ont quant à eux pris refuge dans la forêt Muir Woods. On retrouve donc César, Koba, Maurice et toute une communauté simienne qui cohabite ensemble, chasse et s’instruit. C’est avec une certaine fascination que nous prenons note du nouveau mode de vie de ces primates évolués, ayant alors créer une véritable petite civilisation régie par diverses devises prônant le rassemblement et la réconciliation (APES.TOGETHER.STONG , APE NOT KILL APE) ou encore l’érudition (KNOWLEDGE IS POWER). 

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Si les singes mènent un train de vie paisible et confortable, ce n’est pas le même constat pour les humains qui tentent plutôt de survivre dans un environnement privé de ressources. Une nécessité qui va les pousser à s’aventurer près du territoire simien et qui donnera lieu à une rencontre marquée par un événement notable qui tel un effet papillon, entraînera une chaîne de causalité débouchant sur une conclusion chaotique. Les deux camps ont beau se montrer antagonistes, plusieurs parallèles sont dressés de manière à révéler leur sensibilité commune. En effet l’émotion, palpable à chaque instant, est un des points forts du film qui étudie plusieurs thèmes tels que l’amour, la famille, la rédemption, où la volonté de paix entre les peuples, ce dernier point étant surtout présent chez César et Malcolm (Jason Clarke, Zero Dark Thirthy, White House Down ), le nouveau premier rôle humain du film.

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Le scénario passe tout de même à la moulinettes des thèmes plus âpres qui sont la trahison, l’exclusion, le ressentiment, la vengeance ou encore la conquête du pouvoir absolu, témoignant alors de sentiments plus sombres qui habitent certains personnages et notamment le singe Koba et le leader du groupe humain Dreyfus (Gary Oldman, Lawless, RoboCop). Tous deux en plein tropisme ont développé cette haine de l’autre suite à un événement passé: les nombreuses expériences en laboratoire et séquelles pour l’un et la décimation de sa famille suite au virus pour l’autre. Nous comprenons alors qu’il s’agit d’êtres fragilisés qui n’ont trouvé que la méfiance et la colère en guise de guérison pour leur traumatisme vécu. Les scènes intimistes nous touchent en plein cœur, le rythme est impeccablement maintenu, le suspense et la tension montent crescendo, les rebondissements et les péripéties s’enchaînent avec brio, la psychologie est fouillée, les motivations clairement discernables. Cet Affrontement est comme qui dirait passionnant sur tous les points !

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Captivant de bout en bout, L’Affrontement est également un long-métrage magnifiquement réalisé et doté d’une esthétique visuelle savoureuse. Un San Francisco post-apocalyptique, une forêt végétale et verdoyante, un front de guerre impétueux, chaque décor est sublimé par la caméra de Matt Reeves qui profite ici d’une photographie de qualité et d’une 3D immersive qui offre par conséquent des images de toute beauté. On apprécie également le soin apporté aux scènes d’action qui demeurent tout simplement époustouflantes et spectaculaires où les influences du western et du film de guerre se font pleinement ressentir. Il y a par exemple une magnifique scène d’action de nuit entre humains et singes qui comptent plusieurs plans d’anthologie comme cette arrivée des simiens à cheval au ralenti, la chevauchée de Koba armé de deux mitraillettes et surtout ce plan-séquence circulaire sur un char qui dévoile au spectateur toute l’étendu du conflit et de la violence qui a peu à peu gangrené cette société. Un plan magnifique à classer parmi les meilleurs du film.

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Soulignons enfin l’excellente facture des effets spéciaux qui additionnés à l’interprétation des comédiens en motion capture, donne lieu à des singes bluffants de réalisme. Gollum, King Kong, Capitaine Haddock, Andy Serkis (Hobbit) à fait de ce procédé sa spécialité, si bien qu’il se montre une nouvelle fois impérial et ultra-charismatique dans le rôle du singe César, maniant aussi bien sa voix que sa gestuelle. Mention également à Toby Kebell qui en se glissant sous les traits de Koba parvient à faire ressentir au spectateur toute la terreur qu’il dégage, tout en parvenant à le rendre touchant par moments. Du côté du casting live, on retiendra surtout les performances de Jason Clarke et de Gary Oldman qui sont les plus intéressants.

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Une réalisation magnifique truffée d’images majestueuses et d’effets spéciaux hallucinants, un scénario audacieux et pétri d’humanité aux enjeux politiques et sociaux finement dressés, La Planète des Singes: L’Affrontement est plus qu’une meilleure suite. C’est un excellent blockbuster, un bijou de science-fiction. Je dirais même plus, un grand film aux accents shakespeariens et à la bande son puissante !

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Les plus

  • César
  • Koba
  • La réalisation
  • La photographie
  • Les scènes d’action
  • Les effets spéciaux
  • La B.O.
  • Fascinant
  • Très émouvant

Les moins

  • Seconds rôles effacés

8,5/10

La bande-annonce:

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13 mai 2015, retenez-bien cette date ! Il s’agit de la sortie au cinéma du 4e épisode de la cultissime franchise Mad Max. Toujours avec George Miller à la réalisation, c’est désormais l’acteur Tom Hardy (Locke) qui reprend le rôle du célèbre Road Warrior. Le casting est complété par Charlize Theron, Nicholas Hoult et Hugh Keays-Byrne.

Et quoi de mieux que la Comic-Con de San Diego pour dévoiler un premier trailer absolument explosif et apocalyptique qui annonce du très très lourd ? Attachez vos ceintures, ça décoiffe !

La bande-annonce:

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Annabelle

Before I Go to Sleep

The Disappearance of Eleanor Rigby

The Drop

The Equalizer

Get On Up

Hector and the Search of Happiness

Hercule

Le Hobbit: La Bataille des Cinq Armées (The Hobbit: The Battle of the Five Armies)

Horns

Jurassic World

Left Behind

Mad Max: Fury Road

Le Labyrinthe (The Maze Runner)

Nightcrawler

The November Man

Ninja Turtles (Teenage Mutant Ninja Turtles)

Wild

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Quicksilver / Vif-Argent / Pietro Maximoff (Aaron Taylor Johnson, Kick-Ass 2, Godzilla)

Thor (Chris Hemsworth, Thor: Le Monde des Ténèbres)

Black Widow / La Veuve Noire / Natasha Romanoff (Scarlett Johansson, Captain America: Le Soldat de l’Hiver, Her, Under the Skin)

Hulk / Bruce Banner (Mark Ruffalo, Insaisissables)

Iron Man / Tony Stark (Robert Downey, Jr, Iron Man 3)

Captain America / Steve Rogers (Chris Evans, Captain America: Le Soldat de L’Hiver)

Scarlet Witch / La Sorcière Rouge / Wanda Maximoff (Elisabeth Olsen, Godzilla, Captain America: Le Soldat de l’Hiver)

Hawkeye / Oeil-de-faucon / Clint Barton (Jeremy Renner, American Bluff)

AVENGERS ASSEMBLE !

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  • Transformers: L’Âge de l’Extinction (Transformers: Age of Extinction)
  • Réalisé par Michael Bay
  • Avec Mark Wahlberg, Nicola Peltz, Jack Reynor, Stanley Tucci, Bingbing Li, Kelsey Grammer, Titus Welliver, Thomas Lennon, T.J. Miller, Sophia Myles
  • Etats-Unis, Chine, 16 juillet 2014, 2h45
  • Action, Aventure, Science-fiction

Quatre ans après les événements mouvementés de « Transformers : La Face cachée de la Lune », un groupe de puissants scientifiques cherchent à repousser, via des Transformers, les limites de la technologie. Au même moment, un père de famille texan, Cade Yeager, découvre un vieux camion qui n’est autre qu’Optimus Prime. Cette découverte va lui de attirer les foudres d’un certain Savoy, dont le but est d’éliminer les Transformers. Pendant ce temps, le combat entre les Autobots et les Decepticons refait surface…

Michael Bay était parvenu à créer la surprise l’année dernière avec sa comédie dramatique No Pain No Gain. Inspiré d’une histoire vraie, le film n’avait coûté que 26 millions de dollars soit son plus petit budget depuis son premier film Bad Boys en 1995. De plus il dézinguait considérablement le rêve américain, de quoi prendre une belle revanche face aux individus horripilés par son patriotisme et son goût prononcé pour la pyromanie. Manque de bol pour eux, voila que le bonhomme nous revient en ce mois de juillet 2014 avec le quatrième épisode de sa lucrative franchise Transformers, sous-titré cette fois-ci L’Âge de l’Extinction

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" Dawn of the Planet of the ‘Bots "

Ce nouvel opus se place sous le signe d’une renaissance pour la saga puisque nous retrouvons un casting totalement différend de la première trilogie ainsi qu’une réelle volonté d’insuffler  une dimension plus humaine et plus mâture. Le nouveau personnage principal, Cade Yeager (Mark Wahlberg, Du Sang et des Larmes) n’est plus un étudiant mais un inventeur qui en plus de trimer pour vivre de sa passion a perdu sa femme et élève donc seul sa fille Tessa (Nicola Peltz) qui va bientôt prendre le chemin des études supérieures. On nous dresse ici le portrait d’une famille sur la corde raide mais qui demeure unie par une volonté commune de s’en sortir et surtout par un amour conséquent, renforcée par la disparition d’une femme et d’une mère, leur donnant un peu plus conscience de l’importance de la famille dans les mauvais moments comme dans les bons. Une situation qui n’a rien de très original en soi, mais qui donne lieu à une exposition réussie où l’humour et les interactions qui en découlent rendent d’emblée ces nouveaux personnages très attachants. Ils résident dans un cadre tout aussi séduisant, le Texas qui nous gorge de paysages ensoleillés et qui permet la mise en place d’une photographie chaude et colorée.

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L’Âge de l’Extinction se déroule 5 ans après les événements de La Face Cachée de la Lune, autrement dit la destruction massive de Chicago engendrée par l’éternelle bataille entre Transformers. Sauf que depuis cet incident, l’opinion envers ces derniers a radicalement changée et Autobots comme Decepticons sont perçus comme une menace aux yeux de tous. Traqués et neutralisés, victimes d’expériences en laboratoire, le film adopte un ton plus sombre que ses prédécesseurs en nous faisant comprendre que les Transformers sont victimes d’un génocide et que le gouvernement n’aura aucun remord à tuer ceux qui leur viendront en aide. Et c’est là qu’intervient la famille Yeager: Cade a en effet acheté un vieux camion qu’il voulait retaper, sans se douter qu’il s’agissait en réalité d’Optimus Prime, de quoi s’attirer les foudres de la CIA. Plus prenant et plus abouti, le scénario de Transformers 4 parvient à dégager une alchimie et une psychologie aussi bien chez les humains que chez les Transformers. Cela reste tout de même un bon divertissement qui n’oublie pas de proposer une aventure mouvementée, remplie d’humour et de révélations surprenantes.

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Et que serait un Transformers sans la maestria visuelle de son réalisateur ? Encore une fois le bonhomme nous en met plein la vue avec des scènes d’action spectaculaires truffées d’effets spéciaux impressionnants, d’explosions pétaradantes et de combats titanesques entre robots. Maîtrisée de bout en bout , la mise en scène de Michael Bay multiplie les moments de bravoure, les ralentis joussifs et à le mérite d’offrir des plans parfois ahurissants de beauté. En plus de s’être fait plaisir avec ce budget de 210 millions de dollars, Bay s’amuse à parsemer son film de placements de produits tellement grossiers qu’ils en deviennent drôles (Victoria Secret, Oreo, Beats Audio…) et de clins d’oeil cinéphiles à Die Hard (un Autobot crie Yippee ki-yay !) à Pacific Rim (nom du héros, design Galvatron, Dinobots) ainsi que Man of Steel (vaisseau qui attire les objets et les relâche). Petit bémol en revanche, une bataille finale pas aussi épique que celle du précédent épisode.

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Sam Witwicky et sa clique ont beau avoir squatté l’affiche des 3 premiers Transformers, on les oublie assez rapidement en faveur de ce nouveau casting rafraîchissant. Mark Wahlberg s’en tire sans problèmes, reprenant avec brio la franchise sur ses épaules. Comme dit plus haut une jolie relation père-fille se tisse entre lui et Nicola Peltz et ses derniers peuvent compter sur la présence de Jack Reynor pour les épauler. Une présence qui ne va pas ravir Cade dans un premier temps étant donnant qu’il s’agit du petit ami de sa fille ! Côté bad guys, on retrouve un Kelsey Grammer excellent dans le rôle d’un agent de la CIA paranoïaque et frontalement anti-Transformers. Titus Welliver (Argo) en impose également sous les traits de Savoy, leader impassible d’une unité baptisée Vent de Cimetière. Il y enfin un Stanley Tucci en roue libre en scientifique arrogant et psycho-rigide qui contribuera au final beaucoup à l’humour du film.

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En ce qui concerne les Autobots, ils ne sont plus que 5 et cela fait plaisir de voir une équipe limitée clairement identifiable où l’on va pouvoir retenir les noms et surtout s’attacher à tous et pas seulement à Optimus Prime et Bumblebee. Outre ces deux-là l’équipe se voit apparaître de nouveaux Autobots qui sont Hound (John Goodman), Drift (Ken Watanabe) et Crosshairs (John DiMaggio). Pour venir à bout des Transformers qui seraient encore vivant, la CIA a fait appel à un chasseur de primes inter-galactique du nom de Lockdown qui est probablement le bad guy le plus stylé et le plus charismatique de la franchise. Il insuffle une bonne dose de badassitude au film avec son apparence évoluée, son vaisseau géant et ses grenades qui provoquent des explosions aussi dévastatrices qu’orgiaques. Réclamés depuis longtemps par les fans, les Dinobots sont enfin de la partie et promettent d’intensifier les affrontements avec leurs faux-airs de Kaijus. Dommage que leur intervention soit si tardive mais l’image d’un Optimus Prime chevauchant armé d’une épée Grimlock est juste mythique. Elle m’a beaucoup fait pensé à l’affiche de La Planète des Singes: L’Affrontement où l’on voit César au dos d’un cheval qui hurle en brandissant un fusil.

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Un nouveau casting rafraîchissant, un scénario plus abouti, des effets spéciaux toujours aussi bluffants, des scènes d’action toujours plus explosives, Transformers: L’Âge de l’Extinction annonce du bon pour l’avenir de la franchise qu’on espère encore plus épique ! 

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Les plus

  • Le nouveau casting
  • Des plans stylés
  • La photographie
  • Très spectaculaire
  • Lockdown
  • Les Dinobots…

Les moins

  • …même si leur intervention est tardive
  • Bataille finale en deça de celle du 3

7,5/10

La bande-annonce:

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Vous les attendiez, ils reviennent ! Sylvester Stallone et toute sa bande de joyeux trublions vous donnent rendez-vous le 7 août prochain pour découvrir le 3e opus de la désormais culte saga Expendables . Prévu outre-Atlantique en salles le 15 août, l’équipe du film profite de l’édition 2014 de la fameuse Comic-Con de San Diego pour dévoiler 16 affiches-personnages pour le moins flashy, comme si nos mercenaires préférés revenaient tout droit d’une partie de paintball !

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  • Big Bad Wolves
  • Ecrit et réalisé par Ahron Keshales et Navot Papushado
  • Avec Lior Ashkhenazi, Rotem Keinan, Tzahi Grad, Doval’e Glickman, Dvir Benedek
  • Israël, 2 juillet 2014, 1h50
  • Thriller, Comédie dramatique
  • INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS

Une série de meurtres d’une rare violence bouleverse la vie de trois hommes : le père de la dernière victime qui rêve de vengeance ; un policier en quête de justice qui n’hésitera pas à outrepasser la loi ; et le principal suspect – un professeur de théologie arrêté et remis en liberté suite aux excès de la police. Forcément, ça ne peut pas donner une enquête classique…

Ahron Keshales et Navot Papushado sont un duo de réalisateurs connus pour avoir signé le premier film d’horreur jamais réalisé en Israël: Rabies, un slasher sorti directement en DVD chez nous le 2 janvier 2013. Ils nous reviennent un an plus tard et cette fois-ci au cinéma avec Big Bad Wolves, un second long-métrage particulièrement apprécié par Quentin Tarantino qu’il a qualifié de “meilleur film de l’année”, une citation fièrement arborée sur l’affiche du film.

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" Les Mauvais, Les Brutes et Les Truands "

Même si bien évidemment nous n’avons pas affaire au meilleur film de l’année, Big Bad Wolves est un film plutôt plaisant malgré l’âpreté du sujet: une vague de meurtres qui vise les jeunes filles après qu’elles aient été droguées et violées. Et pour couronner le tout, le serial killer garde leur têtes en guise de trophées, rendant leur enterrement impossible et le deuil des familles encore plus douloureux. Professeur de théologie binoclard, Dror (Rotem Keinan) est le principal suspect de cette affaire et va malgré tout être relâché. La cause ? Miki (Lior Ashkenazi) un flic qui n’a pas hésiter à le tabasser en quête d’aveux, une bavure qui a surtout précipité son licenciement. Mais vu que Miki est un homme qui suit toujours son instinct, il continue de traquer Dror en vue de le kidnapper mais est rattrapé par Gidi (Tzahi Grad), le père de la dernière victime en date qui est également persuadé de sa culpabilité. Pris au piège, le professeur finira ligoté dans la cave du père.

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L’idée vous aura probablement traversé l’esprit, Big Bad Wolves n’est pas s’en rappeler l’excellent Prisoners de Denis Villeneuve où un père interprété par Hugh Jackman se lançait lui aussi dans l’auto-justice en kidnappant Paul Dano qu’il suspectait d’avoir enlevé sa fille, afin de déverser sur lui son courroux paternel. Sauf que Big Bad Wolves est un Prisoners plus fun et surtout plus violent. Ongles brutalement arrachés, main percutée au marteau, torse brûlé au chalumeau…, les réalisateurs ne se sont pas gênés pour offrir au spectateur quelques scènes de tortures sadiques qui sont par ailleurs parsemées de dialogues cinglants et de séquences d’humour qui sont toujours les bienvenues. Outre ses scènes de violence, l’atmosphère glauque du film est habituée par une mise en scène stylisée (gros plans inquiétants, zooms et travellings stressants, lieux sombres et lugubres) ainsi qu’une musique tonitruante qui finit par nous oppresser nous aussi.

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Niveau casting, on a le chance de voir en action en quatuor de comédiens irréprochables. Papa vengeur impitoyable ou flic au caractère impétueux, Tzahi Grad et Lior Ashkenazi sont excellents, de même que Roteim Keinan qui joue parfaitement l’ambiguïté pour constamment faire douter le spectateur sur son innocence ou sa culpabilité. On retrouve enfin à l’affiche l’acteur Doval’e Glickman qui interprète le père de Gidi qui, arrivé par inadvertance, va lui aussi prendre un malin plaisir à torturer Dror, donnant même quelques conseils à son fils. Plus qu’une comédie horrifique, Big Bad Wolves peut également se voir comme une satire d’une société israélienne où la manière des événements du film la violence se répand de manière tentaculaire: de manière physique (violences policières, meurtres en séries, plongée perverse dans l’auto-justice et tortures) et également verbale: (relations de genre et familiales conflictuelles, ressentiments des Israéliens envers les Arabes).

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Big Bad Wolves est une farce délurée et oppressante qui amuse autant qu’elle nous met dans un état inconfortable. Le film n’en demeure pas moins à un thriller sombre à la tension et au suspense impeccablement maintenu qui décrit une société israélienne dominée par la violence. Pas le film de l’année, mais une bonne surprise !

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Les plus

  • Le casting
  • La réalisation
  • La musique
  • Aussi drôle que stressant

Les moins

  • Pas le meilleur film de l’année
  • Des longueurs

7/10

La bande-annonce: